LE FIL

Assises nationales

Hervé Novelli annonce l’acte deux de la politique œnotouristique française

Lundi 19 février 2018 par Alexandre Abellan

L’idée centrale de l’œnotourisme, c’est de « permettre à des touristes de découvrir notre pays à travers le vin, comme produit culturel sur un territoire donné » résume Hervé Novelli, ce 15 février à Bordeaux.
L’idée centrale de l’œnotourisme, c’est de « permettre à des touristes de découvrir notre pays à travers le vin, comme produit culturel sur un territoire donné » résume Hervé Novelli, ce 15 février à Bordeaux. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
Mettant son poids politique dans la balance, le président du conseil supérieur de l’œnotourisme compte donner un nouveau cadre à l’accompagnement du tourisme vigneron.

« Vous faites de l’œnotourisme, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose. Vous avez compris, sans avoir besoin de règlements ou de circulaires, que le vin peut être un merveilleux vecteur pour faire en sorte que les touristes découvrent notre pays » salue Hervé Novelli, le président du conseil supérieur de l’œnotourisme, face aux vingt propriétés girondines réunies ce 15 février pour le premier Workshop Œnotouristique de Bordeaux. Ayant soutenu il y a dix ans la création du label national Vignobles et Découvertes (décerné par ministères de l’Agriculture et du Tourisme), Hervé Novelli se félicite de voir une explosion de l’œnotourisme. Une développement d'autant plus fort qu'il répond avec pertinence aux besoins du tourisme moderne (vacances fractionnées et thématiques).

Mais cette lancée a besoin d'être soutenue par les politiques publiques pour ne pas s'essoufler, estime Hervé Novelli. « Je n’avais pas l’intention de devenir le président du conseil supérieur de l’œnotourisme. Mais [son président fondateur] Paul Dubrule m’a demandé de redynamiser la politique œnotouristique française… Et on en a besoin, c’est une opportunité exceptionnelle de bâtir l’acte deux » martèle le VRP de l'œnotourisme. Ayant l’accord du gouvernement, Hervé Novelli annonce ainsi qu’en octobre ou novembre 2018, se tiendront « les assises nationales de l’œnotourisme. Dans une grand-messe qui va réunir des centaines d’acteurs de la viticulture et du tourisme, et qui sera conclue par un membre du gouvernement (voire mieux, on verra), qui reprendra et posera la politique proposée aux pouvoirs publics. »

Parade à l’hygiénisme

Ministre du tourisme de 2008 à 2010, Hervé Novelli raconte au passage « une petite histoire de l’œnotourisme ». Il se souvient encore avoir sorti des placards de son ministère le rapport de Paul Dubrule sur l’œnotourisme. « À l’époque, et ça dure encore aujourd’hui, on était en pleine guerre avec les hygiénistes, les tenants de la santé qui pensent que le vin est un produit nocif » se rappelle l’élu ligérien (actuel maire de Richelieu et ancien député de l’Indre-et-Loire). « L’idée stratégique que j’ai eue, c’est d’enlever la connotation péjorative de la viticulture face à la santé publique, en accolant la viticulture à une valeur très positive qu’est le tourisme » souligne-t-il.

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