LE FIL

Francisation de vins espagnols

Deux cadres d’une société de négoce entendus

Mardi 23 janvier 2018 par Michèle Trévoux

Les deux cadres de VSI ont nié avoir été mise au courant de l'origine des vins qu'ils ont achetés.
Les deux cadres de VSI ont nié avoir été mise au courant de l'origine des vins qu'ils ont achetés. - crédit photo : CC0 Creative Commons
Deux cadres d'une société de négoce ont été placés en garde à vue pendant quelques heures lundi 15 janvier, dans le cadre de l’enquête préliminaire sur la francisation de vins espagnols.

Concomitamment à l’interpellation des sept viticulteurs, gardois et héraultais, en début de semaine dernière, deux cadres de la société de négoce Vignoble du Soleil International (VSI), ont été placés en garde à vue quelques heures le lundi 15 janvier. Ils ont été entendus dans le cadre d’une affaire de francisation de 30 000 hl de vins espagnols, révélée en 2015 suite aux investigations des douanes.

Un acte de désespoir ?

Le domaine Jean Gleizes à Ouveillan, qui a importé ces vins pour les revendre en vins français à VSI, a reconnu les faits, expliquant y avoir été poussé par une situation financière désastreuse, a indiqué David Charmatz, procureur de la République de Narbonne. Le SRPJ de Montpellier, en charge de cette enquête, souhaitait vérifier, si comme le sous-entend ce viticulteur, VSI était informée de l’origine réelle des vins.

VSI réfute avoir été informée

Durant leur garde à vue, les deux dirigeants ont réfuté ces accusations, affirmant avoir acheté des vins qu’ils croyaient français. VSI a entretemps été rachetée par le groupe InVivo, partenaire de Vinadeis. La société Vinadéis a d’ailleurs porté plainte auprès du Procureur de Narbonne contre Jean Gleizes pour faux et usage de faux, escroquerie et tromperie sur la marchandise. L’enquête du SRPJ se poursuit avec l’examen de tous les documents administratifs afférant à cette affaire.

Le président des courtiers met les points sur les "i"

Louis Servat, président régional des courtiers, a réagi suite aux informations publiées la semaine dernière sur cette affaire par la presse régionale. «Les personnes placées en garde à vue ne sont pas des courtiers comme il a été indiqué, mais des cadres d’une société de négoce.  A ma connaissance aucun courtier n’est impliqué dans cette affaire. Seul un agent commercial, qui importe des vins espagnols, a été entendu l’année dernière, mais il n’a pas de carte professionnelle de courtage».

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