LE FIL

Chose promise, chose due

L’Aude appelle à manifester le 18 octobre

Mardi 26 septembre 2017 par Marion Sepeau Ivaldi

Frédéric Rouanet, président du Syndicat des vignerons de l'Aude : 'Nous réclamons l’obligation du versement d’un acompte de 15 % lors de la vente des vins'.Frédéric Rouanet, président du Syndicat des vignerons de l'Aude : 'Nous réclamons l’obligation du versement d’un acompte de 15 % lors de la vente des vins'. - crédit photo : Syndicat des vignerons de l'Aude
Alors qu'il évoquait durant l'été la possibilité de manifester, le Syndicat des vignerons de l'Aude passe à l'acte. Avec la publicité du Tire-Bouchon et le gel, la liste des revendications s’est encore allongée.

Depuis la manifestation du 25 mars dernier, la liste des revendications du Syndicat des vignerons de l’Aude ne cesse de s’allonger. Aux revendications déjà portées au printemps dernier s’ajoutent celles de l’effroi créé par la publicité du Tire-bouchon et l’angoisse latente liée au gel et la petite récolte. Avec des rendements en berne, l’Aude souffre. Et souffre durement. Les vignerons ont d’ailleurs le sentiment de ne pas être entendus… simplement écoutés. « Le ministre de l'Agriculture a déclaré dans l’hémicycle qu’il avait peu gelé dans l’Aude » s’agace Frédéric Rouannet, président du Syndicat général des vignerons de l’Aude, qui ne cache pas sa circonspection après sa rencontre avec le cabinet du ministre en septembre. Pas une décision ou proposition d'actions concrètes n’est sortie du ministère, assure-t-il. À croire qu’ils « n’ont pas compris qu’il y a des vignerons audois dans une situation d’extrême précarité après deux petites récoltes ».

Cinq renvendications

Si tous les vignerons languedociens peuvent venir rejoindre leurs collègues audois le 18 octobre à la Cité de Carcassonne à 14 h 30, les revendications de la manifestation sont destinées à répondre à la situation locale. Elles sont au nombre de cinq. Le syndicat réclame des mesures conjoncturelles sur les prélèvements fiscaux (taxe sur le foncier non bâti, exonération de charges sociales MSA). Il réclame également que soit imposé le versement d’un acompte de 15 % à signature des contrats de commercialisation. Il souhaite également une réflexion sur les mesures de régulation du marché au niveau européen. Le syndicat voudrait également que soient trouvées des solutions pour alléger les charges d’exploitation. En d’autres termes, il voudrait des mesures destinées à insuffler la compétitivité dont les exploitations viticoles françaises ont besoin pour affronter la concurrence internationale. Enfin, il demande l’arrêt de la stigmatisation de la filière, suite à la publicité du Tire-bouchon. « Cela va avoir des conséquences désastreuses » s’alarme Frédéric Rouannet. Les vignerons audois auront donc de quoi revendiquer le 18 octobre. Ils sont attendus en nombre, assure Frédéric Rouannet. « Nous sommes le seul syndicat à pouvoir fédérer en masse lors d’une manifestation » martèle-t-il.

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