LE FIL

HVE ou Bio

Ils ont décidé de doubler leur nombre de certifiés en 2020

Vendredi 10 mars 2017 par Aude Lutun

Signature à Courmas (Marne) chez le champagne Yann Alexandre. De gauche à droite : Jean-Michel Ecochard (chambre d’agriculture de la Marne, Aube et Aisne), Thomas Montagne, Yves Couvreur (président de la fédération régionale des VIF de Champagne) et Benoist Perseval, vigneron élu à la Chambre d’agriculture de la Marne. Signature à Courmas (Marne) chez le champagne Yann Alexandre. De gauche à droite : Jean-Michel Ecochard (chambre d’agriculture de la Marne, Aube et Aisne), Thomas Montagne, Yves Couvreur (président de la fédération régionale des VIF de Champagne) et Benoist Perseval, vigneron élu à la Chambre d’agriculture de la Marne. - crédit photo : Aude Lutun
En Champagne, une organisation de vignerons signe un partenariat avec les Chambres d’agriculture de Champagne pour atteindre leur objectif de doubler le nombre de certifiés HVE ou bio d’ici 2020. Ils s'y étaient engagés en juillet 2015.

« En juillet 2016, nous avons annoncé notre ambition de doubler le nombre de vignerons indépendants certifiés HVE (haute valeur environnementale) ou bio d’ici 2020, rappelle Yves Couvreur, président de la fédération régionale des VIF de Champagne. La convention de partenariat que nous signons aujourd’hui avec les chambres d’agriculture de la Marne, de l’Aube et de l’Aisne va nous permettre d’atteindre cet objectif ». En juillet 2016, 31 Vignerons Indépendants champenois étaient certifiés HVE et 12 l’étaient en bio. Huit mois plus tard, 46 le sont en HVE et 19 en bio. « Notre pari est en bonne voie d’être atteint », se réjouit Yves Couvreur. « La certification HVE correspond à un besoin sociétal, souligne Thomas Montagne, président des VIF et présent lors de cette signature. C’est la bonne voie à prendre même si ce n’est pas toujours simple. 37 % de nos adhérents ont une certification ou sont en cours de l’être. En 2012, nous avions pour objectif que 50 % le soient en 2017. Cet objectif ne sera pas atteint mais en 2020, 55 % de nos adhérents devraient avoir une certification HVE ou bio. Pour la certification HVE, nous avons le savoir-faire. Il va maintenant falloir avoir le « faire savoir » car c’est une démarche souvent onéreuse et chronophage. Il faut augmenter l’appétence des consommateurs pour l’HVE. Nous essayons de convaincre d’autres filières agricoles pour avoir plus de visibilité. Nous allons aussi proposer à nos collègues européens de se joindre à nous sur ce dossier ».

Formation technique et communication

Le partenariat prévoit trois axes de formation, élaboré conjointement entre les Chambres et la fédération des VIF de Champagne en octobre 2016. Ces formations sont réservées aux Vignerons Indépendants, mais les Chambres d’agriculture en proposent d’autres accessibles à tous. « Le premier thème est celui de la gestion de la vigueur de la vigne, qui combine la fertilisation et l’entretien des sols, précise Jean-Michel Ecochard, directeur du marché viticole pour les Chambres d’agriculture de la Marne, de l’Aisne et de l’Aube. Le deuxième axe de formation est une initiation à la viticulture bio et à la biodynamie. Et le troisième thème est de « savoir parler efficacement de nos certifications à nos clients ».

Les clients voient surtout la certification HVE comme un label de plus

La clientèle française n’est en effet pas encore très réceptive aux autres certifications que le bio. « En France, les clients voient surtout la certification HVE comme un label de plus, témoigne Benoist Perseval, viticulteur élu à la Chambre d’agriculture de la Marne et certifié HVE. Mais à l’étranger, les clients sont sensibles à la certification HVE. Elle m’a permis de décrocher des marchés à l’export ». Alexis Leconte, viticulteur à Troissy (Marne) et Vigneron Indépendant, communique sur sa certification HVE obtenue en 2014 par le biais de sa newsletter ou sur les réseaux sociaux en publiant des photos du travail du sol, des haies, etc. « Nous proposons depuis peu des caisses en carton 100 % recyclable, avec de l’encre à l’eau, précise-t-il. Les clients sont réceptifs à ce genre de démarche. Il ne faut pas craindre le côté administratif de la certification HVE car la plupart des documents sont déjà obligatoires. Ce qui prend le plus de temps, c’est de parvenir à moyen terme à valoriser nos vins pour amortir les investissements liés au travail du sol ». 

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