LE FIL

La carte et le terroir

Un logiciel pour rationaliser les suivis de maturité

Mardi 22 novembre 2016 par Alexandre Abellan

Finis les chemins de traverse pris au hasard, pour échantillonner juste le logiciel optimise la représentativité du chemin aller (vert), puis de retour (orange).
Finis les chemins de traverse pris au hasard, pour échantillonner juste le logiciel optimise la représentativité du chemin aller (vert), puis de retour (orange). - crédit photo : Parcours π
Outil de cartographie modélisant l’hétérogénéité des parcelles, Parcours π promet une optimisation des prélèvements viticoles. Une innovation présentée au prochain salon Vinitech.

Dans la majorité des vignobles, « il existe une méthode écrite, carrée pour les prélèvements. Mais dans la pratique des passages, on s’aperçoit que l’on échantillonne très souvent au milieu des parcelles. Sans réflexion, sans protocole et sans savoir où l’on est passé la dernière fois » constate l’œnologue Jean Hemmi, fondateur de la start-up JHemmi. Pour casser les habitudes et optimiser la représentativité des prélèvements, le développeur crée depuis un an l’algorithme de Parcours π, qui se base sur des images satellites classiques pour modéliser l’hétérogénéité d’une parcelle et proposer un parcours unique de prélèvement.

Technicien viticole de la cave coopérative de Fronton (groupe Vinovalie), Jean Hemmi pilote 2 000 échantillons par an, ce qui l’a poussé à se poser la question des modalités de prélèvement. Ayant utilisé cette année Parcours π, il dit redécouvrir les parcelles qu’il suit depuis des années. Et notamment leur hétérogénéité. « L’algorithme identifie les différences, c’est un constat parcellaire qu’il utilise sans en déterminer l’origine » précise-t-il, ajoutant que son outil peut également intégrer des cartes de vigueur ou de sols.

10 euros la parcelle

Avec une durée de vie estimée des cartes de 5 à 10 ans suivant l’évolution des pratiques culturales (notamment de fertilisation), le service propose un prix on ne peut plus compétitif de 10 euros par parcelle analysée. En phase de lancement de commercialisation, « certains me disent que ce n’est pas assez cher » reconnaît Jean Hemmi, pour qui il s’agit avant tout de « lancer un mouvement. C’est une création originale, il n’y a pas d’offre sur le marché. »

Ayant dans une précédente vie professionnelle été informaticien, Jean Hemmi développe d’autres solutions pour la viticulture de précision. Il a notamment codé un plug-in pour le capteur champenois Physiocap, via le logiciel open-source QGIS (cliquer ici pour en savoir plus).

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