Accueil / Viticulture / Les pépiniéristes relancent leur commission technique
Les pépiniéristes relancent leur commission technique
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin

Bonnes pratiques
Les pépiniéristes relancent leur commission technique

Visant une hausse des taux de réussite de leurs plants, la pépinière française va créer un groupe de travail dont les contours sont encore flous, mais dont le lancement se veut imminent.
Par Alexandre Abellan Le 19 octobre 2016
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin
Les pépiniéristes relancent leur commission technique
Dans la salle Lafayette de la Cité du Vin, Pascal Bloy et Patrice Gentié présentent les premières lignes de la « Commission Technique Nationale », organe purement technique inséré au sein de la FFPV. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
O

uvrant le congrès de la Fédération Française de la Pépinière Viticole, ce 14 octobre à Bordeaux, la naissance d’une Commission Technique Nationale marque une volonté. Celle de « rassembler tous ses savoirs, et en assurer la diffusion » résume Patrice Gentié, le secrétaire général de la FFPV. Présentant la première trame de ce groupe de travail, le pépiniériste lotois lui donne l’objectif prioritaire d’améliorer les taux de réussite. « On a connu leur doublement entre 1960 et 1970. Et depuis, il reste à peu près plat. Voire diminue » constate Patrice Gentié.

Présenté aux 150 pépiniéristes arrivés pour la première journée du congrès de la FFPV, ce projet de commission technique a été entériné sans objections. Devant être prochainement lancé, il doit cependant encore être formalisé. Cette commission ne manque en effet pas d’ambition, mais encore de précisions. Ou plutôt de sélection dans la foule des propositions.

Un cadre pour enrichir les connaissances

Souhaitant créer de l’émulation, la FFPV imagine que cette commission technique pourrait porter un colloque international sur la multiplication de la vigne (les deux derniers ont eu lieu en 1974 à Dijon et 1982 à Bordeaux). Mais avant, la rédaction d’un guide de bonnes pratiques est également prévue. Cet ouvrage devrait recenser les techniques disséminées dans les pépinières. « On a tous nos savoir-faire. Comme chacun pense qu’ils lui donnent un avantage compétitif, il a envie de les garder, mais l’on veut bénéficier des connaissances de l’ensemble de la communauté, il faut partager » estime Patrice Gentié, qui reconnaît que ce ne sera sans doute pas la chose la plus évidente à faire comprendre.

Projet à finaliser

Ces premières missions pourraient être réalisée par un technicien affecté à la commission, qui pourrait également piloter des expérimentations transversales*, diffuser l’information technique via le site de la FFPV… Si les idées ne manquent pas, il reste encore à déterminer l’organisation de ce groupe de travail. A commencer par sa composition. Chacun des treize syndicats régionaux de la FFPV doit désormais proposer pour la fin de l’année deux titulaires et deux suppléants (à l’occasion de leurs assemblées générales respectives).

L’intégration d’experts extérieurs (scientifiques, fournisseurs…) devrait ensuite être étudiée. La FFPV a déjà mis sur la table une proposition d’une co-animation de la commission par un représentant de l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV). Pascal Bloy, le directeur du Pôle de Matériel Végétal de l’IFV, accompagnait à cet effet Patrice Géntié lors de la présentation de ces premiers éléments. L’idée de relancer cette commission datant du 30 juin dernier, lors des portes ouvertes de l’IFV au Grau-du-Roi.

 

* : Actuellement, sur les treize syndicats régionaux réunis au sein de la FFPV, seul celui du Vaucluse emploie une technicienne et réalise des expérimentations.

Relance

Patrice Gentié rappelle que ce groupe de travail n’est pas créé, mais relancé. La pépinière français avait créé une première commission dans les années 1980, avant d’être dissoute à la fin des années 1990. La nécessité de relancer cet outil témoigne de la nouvelle dynamique de la pépinière estime David Amblevert, le président de la FFPV. Il y voit un « engagement fort pour relever les défis techniques qui sont face à nous. C’est l’une des réponses au plan dépérissement » lancé par la filière viticole (via le CNIV, Comité National des Interprofessions des Vins à Appellation d’Origine). La pépinière doit annoncer ce 16 octobre, en clôture de son congrès, un ensemble de mesures complémentaires pour lutter contre le dépérissement du vignoble français.

Partage Twitter facebook linkedin
Tous les commentaires (0)

Pas encore de commentaire à cet article.
vitijob.com, emploi vigne et vin
Hauts-de-Seine - Alternance/Apprentissage
Rhône / Savoie - Alternance/Apprentissage
Gironde - Contrat d'intérim
© Vitisphere 2022 - Tout droit réservé