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La cave de Plaimont dédie l'abbaye de Saint-Mont à l'hôtellerie-restauration

Dans le Gers, les monastères n'appellent pas qu'à la méditation, mais aussi à l'ambition. Devant ouvrir au printemps 2017, le pôle oenotouristique de la coopérative prend le pari culotté de donner visibilité et attrait à un département sous-évalué.
Par Alexandre Abellan Le 05 août 2016
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La cave de Plaimont dédie l'abbaye de Saint-Mont à l'hôtellerie-restauration
« Aujourd’hui, il est dur de croire qu’il sera possible de faire vivre ce lieu à l’année. Mais ceux qui, il y a trente, ont cru dans le projet de Plaimont avaient besoin d’encore plus de vision… » confie Olivier Bourdet-Pees, le béret vissé sur la tête ce 3 août, dans le monastère de Saint-Mont. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
«

 Il n’est pas question de faire un restaurant d’entreprise Plaimont ! » s’amuse Olivier Bourdet-Pees, le directeur général de Plaimont Producteurs au béret indéboulonnable. « Avec le monastère de Saint-Mont, nous voulons donner une vitrine à la diversité des produits du Sud-Ouest » pose le Béarnais. Racheté en décembre 2015 à l’homme de télévision Jean-Claude Paris*, le monastère de Saint-Mont ne deviendra pas une nouvelle boutique des Producteurs de Plaimont, même classée monument historique. Devant être rénové, l’ensemble hôtel/restaurant sera mis à la disposition d’un gérant devant respecter le cahier des charges de la coopérative. Et atteindre ses objectifs.

A terme, le lieu a l’ambition d’accueillir 30 à 40 couverts par service (pour des menus allant de 20 euros le déjeuner à 40 € le dîner), de remplir 11 chambres/suites (de 80 à 130 €/nuit) et d’accueillir des séminaires et mariages (pour une centaine de participants).

Résidence gastronomique

En cours de recrutement, le gérant de l’abbaye devra également fixer l’implication oenotouristique de Plaimont (et notamment usage de la cave du monastère, voir diaporama ci-dessous). Mais pour son principal défi sera de faire vivre le lieu sur toute l’année. Esquissé depuis quelques années à Plaimont, ce projet de vitrine a pour objectif « de faire connaître nos vins du grand public, de faire avancer la notoriété de la région en mettant en valeur une cuisine vraie, juste et conviviale » s’enthousiasme Olivier Bourdet-Pees. Pressentant un mouvement global de valorisation du patrimoine gersois, Plaimont espère voir naître un véritable réseau d'initiatives. Affichée, la volonté de l'union coopérative est donner de nouveaux alibis aux visiteurs et touristes pour s'arrêter dans le Gers. sur le modèle du festival Jazz in Marciac (qui a essaimé en dehors de l’été, avec une salle de concert : l’Astrada).

Nous croyons dans les produits qui ont une vraie identité, enracinée

Revendiquant un ancrage territorial, ce projet est centré sur l’identité gastronomique. « Il s’agit de mettre en avant tout ce qui est fait d’exceptionnel dans la région, et pas que les vins » précise Olivier Bourdet-Pees, qui cite les inévitables volailles locales, mais aussi, et surtout, le porc noir de Bigorre. Cette relance réussie d’une production autochtone typique, jusque là jugée passéiste et dépassée, résonne en effet avec l’approche des cépages anciens et particuliers de Palimont. « On aime remarquer les succès des projets qui réussissent à devenir les porte-drapeaux de leurs régions, ça nous rassure : l’ultra-local n’est pas condamné à l’autel du productivisme ! » revendique le directeur.

Ouverture en 2017

En automne prochain commenceront les travaux à l’abbayer. L’objectif est de mettre les locaux aux normes et de les adapter à une activité professionnelle d’hôtellerie/restauration, avec une ouverture prévue pour le printemps suivant. Si le coût des travaux reste encore à fixer, il devrait se chiffrer en centaines de milliers d’euros. Mais rester inférieur au million, contrairement au coût d’achat de l’abbaye. A noter que l’union coopérative de Plaimont l’a achetée avec des partenaires, candidats parmi ses clients européens et chinois . Plaimont possède 60 % du bien, ses partenaires 40 %.

 

* : Ancien directeur général d’iTélé, il est époux de la journaliste Françoise Laborde, membre Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et originaire de Saint-Mont.

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