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La Savoie teste le piégeage massif contre les cicadelles de la flavescence dorée

Pour tenter de trouver une solution alternative aux traitements insecticides obligatoires, parfois contestés dans le vignoble, une expérimentation est lancée pour la première fois cette année en Savoie : l'installation d'un réseau de piégeage massif destiné à baisser les populations de cicadelles de la flavescence dorée.
Par Juliette Cassagnes Le 13 juin 2016
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La Savoie teste le piégeage massif contre les cicadelles de la flavescence dorée
Le piège consiste en une plaque de dimension 25x40 cm ; elle est attachée aux fils de palissage, disposée verticalement dans le rang, à raison d'un piège tous les 5 mètres environ - crédit photo : Fredon
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haque année, en Savoie, une poignée de viticulteurs conteste les traitements insecticides obligatoires destinés à éradiquer les populations de cicadelles de la flavescence dorée. À la demande de ces derniers, le SRAL Rhône-Alpes, en partenariat avec la FDGDON, le syndicat de viticulteurs et l’Adabio de Savoie, a accepté cette année de tester une technique alternative. Celle-ci consiste à installer, sur une vingtaine de parcelles, un réseau de pièges englués, afin de capturer un maximum d’insectes et ainsi abaisser les populations présentes. « Disposant d’une très bonne attractivité, le nombre de cicadelles peut rapidement dépasser plusieurs centaines d’individus », précise Denis Bec, du Fredon Rhône-Alpes.

Des résultats mitigés


Une dizaine de viticulteurs participent à l’expérimentation, des « bios » et « non-bios ». Ces derniers vont pouvoir les poser d’ici quelques jours dans leurs parcelles, à raison de 400 pièges à l’hectare. Exceptionnellement, ces vignerons seront donc dispensés, pour cette campagne, des traitements obligatoires, afin de pouvoir tester l’efficacité de ces pièges. Celle-ci sera mesurée par un suivi larvaire effectué par la FDGDON sur les parcelles de chaque exploitation, préalable à la pose des pièges, puis toutes les semaines afin d’estimer les populations résiduelles.

« Si l’on constate une dérive par rapport aux populations, on se réserve le droit de lever cette dérogation », prévient Jean-Yves Couderc, du SRAL Rhône-Alpes. Les vignerons participant à cette expérimentation se sont par ailleurs engagés au respect des mesures suivantes : prospection précoce des parcelles – une mesure supplémentaire par rapport au dispositif classique –, arrachage des pieds malades, puis participation aux prospections collectives à l’automne. Les pièges pourront alors être enlevés.

Des essais portant sur cette technique ont déjà été conduits auparavant dans d’autres vignobles, notamment en Beaujolais. Les résultats étaient « mitigés ».

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