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Vallée du Rhône
Inter Rhône affirme sa stratégie de « premiumisation » pour ses appellations

L'interprofession rhodanienne annonce poursuivre une stratégie de « premiumisation », avec un positionnement sur les segments « milieu » et « haut de gamme » pour ses vins d'appellation. Une stratégie clairement affichée et assumée, qui est censée aider à la pérennisation de l'outil de production.
Par Juliette Cassagnes Le 01 avril 2016
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Inter Rhône affirme sa stratégie de « premiumisation » pour ses appellations
De gauche à droite: Philippe Pellaton, vice-président pour la viticulture, Michel Chapoutier, président pour le négoce, et Etienne Maffre, vice-président pour le négoce - crédit photo : J Cassagnes
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es représentants de l’interprofession de la Vallée du Rhône ont officialisé, lors de la conférence de presse de ce jeudi 31 mars 2016, à Avignon, le choix d’une stratégie de « premiumisation » pour les vins de la Vallée du Rhône. « Nous avons choisi une stratégie de valeur, par une montée en gamme de l’ensemble de nos appellations », a indiqué Philippe Pellaton, son vice-président.

Dans les faits, celle-ci a déjà commencé depuis plusieurs années, avec des vins « de plus en plus reconnus », une progression des prix des vins sur les différents secteurs et la perte progressive de marchés « bas prix », comme en Allemagne, aux Pays-Bas ou au Danemark. Mais à terme, cette stratégie devrait aboutir, pour l’ensemble des appellations de la région, à une « sortie des prix très bas » et à un positionnement des vins uniquement sur les segments « cœur » et « haut de gamme ». « En augmentant les prix moyens, nous allons laisser des personnes sur le bord du chemin, mais c’est un choix assumé, a déclaré Michel Chapoutier, président d’Inter Rhône. Soit ils feront un effort pour acheter nos appellations, soit ils iront sur le segment des IGP. »

Viser le grand export

Pour y parvenir, l’interprofession compte particulièrement sur le « grand export », l’un des secteurs à fort potentiel de développement pour ce type de vins. L’Asie, et en particulier la Chine, et l’Amérique du Nord sont dans le viseur. « Nous allons conquérir des parts de marché sur les segments plus valorisés et par une montée en gamme permise par nos appellations, à l’image de Cairanne », a souhaité Philippe Pellaton. L’objectif, à terme, pour l’interprofession : faire passer de 30 % à 50 % la part des volumes de vins exportés.

Avec cette orientation, les représentants professionnels poursuivent également comme objectif de redonner aux exploitations une meilleure capacité d’investissement, qu’elles puissent ainsi financer le renouvellement du vignoble. « On a trop subi de tensions sur les cours du fait des baisses de rendement liées au vieillissement de l’outil de production ou aux accidents climatiques, a expliqué Michel Chapoutier. La premiumisation conduira à une rémunération qui permettra à l’outil agronomique de vivre. »

Avoir des exploitations en meilleure santé économique, avec des vignobles rénovés et en bon état, aura aussi comme intérêt majeur d’attirer plus de jeunes candidats à l’installation, « une priorité » pour le président de l’interprofession.

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