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Le coup de grâce ?
IGP effervescents : Nouveau recours des Crémants devant le Conseil d'Etat

La Fédération Nationale des Producteurs et Elaborateurs de Crémant a introduit un nouveau recours devant le conseil d'Etat contre les cahiers des charges de huit IGP, qui ont pourtant été validés en novembre dernier par l'INAO. Elle estime que les règles de production des ces IGP effervescents ne sont pas assez restrictives.
Par Michèle Trévoux Le 02 février 2016
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IGP effervescents : Nouveau recours des Crémants devant le Conseil d'Etat
Les Crémants estiment que les nouveaux cahiers des charges des IGP ne sont pas plus conformes que ceux qui avaient été retoqués l'année dernière. - crédit photo : DR
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es producteurs de Crémants ne désarment pas. Ce mardi 2 février, la Fédération Nationale des Producteurs et Elaborateurs de Crémant a introduit un nouveau recours devant le Conseil d’Etat pour contester la légitimité de huit IGP (1) à produire des vins effervescents.

L’an dernier, le syndicat avait mené avec succès une action similaire obtenant le 6 mars 2015 l’invalidation de 33 cahiers des charges d’IGP pour la partie concernant l’élaboration d’effervescents.

Huit IGP avaient alors revu leur copie et proposé une nouvelle version de leur cahier des charges, que l’INAO avait validée en novembre dernier. Le décret est paru au JO le 2 décembre 2015. Les contestataires avaient deux mois pour intenter un nouveau recours. Ils ont attendu le tout dernier moment pour le faire.

 

L'antériorité n'est pas démontrée

 

« La nouvelle version de ces cahiers des charges ne nous semble pas plus conforme que la précédente. La preuve de l’antériorité de cette production n’est pas plus démontrée que dans l’ancienne version. Et surtout, les règles de production ne sont pas assez sélectives pour assurer une qualité homogène. Comment garantir au consommateur la marque d’une origine avec un éventail aussi large de cépages, différentes méthodes d’élaboration et des territoires aussi vastes que les IGP Méditerranée ou Pays d’Oc ?», argumente Olivier Sohler, le directeur de la FNPEC.

La Fédération estime que les contenus des huit cahiers des charges nouvellement déposés ne respectent pas les décisions du Conseil d’Etat et réitère donc son intervention pour « tenter de mettre fin définitivement à ce qu’elle estime être un détournement de notoriété d’une part, et un non respect des règles jugées par le Conseil d’Etat lui-même d’autre part ».

Embarras de certains opérateurs

Ce nouvel épisode judiciaire met dans l’embarras les quelques opérateurs qui ont lancé des cuvées en IGP pays d’Oc ou Méditerranée. Se risqueront-ils à poursuivre sous la même étiquette ou basculeront-ils comme d’autres en vin de France ? En tous cas, cette nouvelle épée de Damoclès n’est pas la meilleure rampe de lancement pour ces IGP effervescents qui ont, décidément, bien du mal à se faire une place au soleil.

 

 

Qui sont les IGP concernés ?
Le recours concerne les IGP suivantes : Pays d’Oc, Méditerranée, Comté Tolosan (Sud-Ouest), Coteaux de l'Auxois et Coteaux de Tannay (Bourgogne), Côtes de la Charité (Val de Loire), Vins des Allobroges et Coteaux de l’Ain (Savoie).
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