LE FIL

Millésime Bio

Le salon maintient son cercle d’exposants et de visiteurs fidèles

Jeudi 28 janvier 2016 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 01/02/2016 09:16:55

Le prochain salon Millésime Bio se tiendra du 30 janvier au premier février 2017 au parc expo de Montpellier, ses passionnés ont déjà réservé la date.
Le prochain salon Millésime Bio se tiendra du 30 janvier au premier février 2017 au parc expo de Montpellier, ses passionnés ont déjà réservé la date. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
Malgré un repli de 6% du nombre de ses visiteurs, le salon mondial spécialisé sur les vins bios se satisfait de cette nouvelle édition, toujours fidèle à son ambiance sans chichi.

OVNI dans le monde des salons professionnels, le Mondial du Vin Bio vient de fermer les portes de sa vingt-troisième édition. Déployés sur trois halls, les 873 exposants producteurs ont accueilli sur trois jours 4 500 visiteurs. Si Millésime Bio 2016 compte une centaine de nouveaux exposants, son visitorat affiche un repli de 6 % par rapport aux 4 800 visiteurs de 2015 (mais reste supérieur aux 4 250 de 2014). Il semble que seuls les nouveaux exposants aient remarqué, et regretté, que la foule de visiteurs soit clairsemée.

Face à l’approche sans chichi de la mise en relation et des dégustations, le choeur des fidèles, exposants comme visiteurs, se pâme sur la dimension humaine de Millésime Bio. Mais sous des dehors débonnaire, l’atmosphère est bien aux affaires. La clé de la réussite du salon est moins dans son bilan chiffré que dans le carnet d’adresses et de commandes.

"C’est le seul salon où je sais qu’il y aura des commandes à la clé"

Avec ses stands uniformément spartiates (le seul signe de luxe se résume à un tapis rouge) et son ambiance familiale (jeunes enfants et même poussettes ne sont pas rares derrière les tables), Millésime bio a plus l’air d’un salon off que d’un « rendez-vous incontournable », comme le définit le vigneron mâconnais Emmanuel Guillot (domaine Guillot-Broux, certifié bio depuis 1954). Pour lui, « c’est un salon business que l’on ne peut pas ne pas faire. La clientèle y est concentrée et se trouve dans une position d’achat ». Malgré l’ambiance détendue, les contacts sont fructueux. La vigneronne bordelaise Véronique Barthe (château d’Arcole) le confirme : « c’est le seul salon où quand je pars, je sais qu’il y aura des commandes à la clé. Je ne peux pas en dire autant à Prowein ou Vinexpo… ».

La preuve par la dégustation

Les babas cool ne sont pas non plus légion parmi les visiteurs de Millésime Bio, composés aussi bien des grossistes languedociens spécialisés en bio que d'importateurs généralistes asiatiques. Que ce soit pour compléter une gamme ou la monter, ils plébiscitent l’éventail du choix proposé, avec un éventail de vins allant de l’Argentine à la Slovènie, en passant par la Nouvelle-Zélande. Et ces visiteurs sont particulièrement attentifs à la qualité des vins.

« Les cavistes conventionnels sont prêts à payer plus cher pour du bio, mais ils sont en revanche très prudents. Ils demandent beaucoup de goûter. La mention AB n’est pas suffisante pour référencer, il faut la qualité » confirme Hugues Brochard, chef des réseaux ventes réseau traditionnel pour Alliance Loire. Une précaution qui est sans doute héritée des débuts du vin bio (ou plutôt des « vins issus de raisins biologiques »). A l’époque des premiers Millésime Bio, « les résultats étaient acrobatiques. C’était bio, mais pas très bon » s’amuse l’agent parisien Christophe Barrère.

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