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Dans les vignes "avant d’installer des filets, il faut bien évaluer les besoins"
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Protection physique
Dans les vignes "avant d’installer des filets, il faut bien évaluer les besoins"

Pour lutter contre les accidents climatiques et les maladies, en 2025, dans le cadre du projet Life Vinoshield, les expérimentateurs ont testé trois types de filets ayant trois fonctions différentes, de la mi-avril jusqu’aux vendanges. Ceux-ci se sont révélés efficaces avec toutefois des limites.
Par Christelle Stef Le 17 février 2026
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Dans les vignes
Lors des Rencontres Viticoles d'Aquitaine qui ont eu lieu le 4 février à Blanquefort, Marc Vergnes de l'IFV a présenté les premiers résultats du programme Life Vinoshield qui vise à évaluer l'efficacité des filets pour lutter contre les aléas climatiques et les maladies - crédit photo : Christelle Stef
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our lutter contre les accidents climatiques (gel, grêle, échaudage) et les maladies, les filets semblent une bonne option. « Mais attention, avant d’en installer, il faut bien évaluer ses besoins et prendre en compte les caractéristiques de la parcelle (entretien du sol sous le rang, palissage…) dans le choix du matériel. Et il faut bien les piloter en fonction de la météo », a expliqué Marc Vergnes, chargé de projets protection et agronomie à l’IFV, le 4 février, à Blanquefort, lors des Rencontres Viticoles d’Aquitaine qui avaient pour thème « Produire mieux, durablement et compétitivement ».

A cette occasion l’expert a présenté les premiers résultats de travaux menés avec Texinov et d’autres partenaires dans le cadre du projet Life Vinoshield. En 2025, les expérimentateurs ont testé dans le Bordelais de la mi-avril jusqu’aux vendanges trois types de filets ayant trois fonctions différentes : un filet antigrêle, maillé et partiellement occultant vis-à-vis du soleil ; un filet « plastifié » Rain’net antigel et déperlant et qui évite les phénomènes de splashing sur la zone fructifère et donc potentiellement le mildiou ; et un filet semi-occultant visant à protéger la vigne des coups de soleil. Les expérimentateurs ont réalisé différentes mesures qu’ils ont comparé à celle d’une vigne témoin non protégée par les filets. Les filets se sont révélés efficaces avec toutefois des limites.

Essais reconduits

Sur le potentiel de tige, une mesure qui permet d’évaluer l’état hydrique de la plante, les filets occultants ont eu un effet bénéfique, le stress hydrique étant moindre pour la vigne protégée par ces types de filets. Mais attention ils ne font pas non plus de miracles et si la contrainte hydrique dure dans le temps : la plante finira quand même par se retrouver en situation de stress. Les expérimentateurs ont également opéré des mesures optiques et noté que sous les filets les feuilles présentaient des teneurs en chlorophylle et en azote supérieures. De même les températures mesurées à la surface des grappes sont réduites sous les filets et « l’effet est d’autant plus net que le filet est occultant » a précisé Marc Vergnes. Sans compter que les filets se sont révélés être une très bonne protection vis-à-vis des dégâts de cervidés. Les essais seront reconduits en 2026, l’expérimentation étant prévue pour une durée de quatre ans. A suivre.

 

Un effet inattendu des filets antigel

En 2025, au château Dillon à Blanquefort, les expérimentateurs ont également testé de la mi-avril à la mi-mai, soit durant toute la période de risque de gel deux types de filets ayant deux textures différentes et posés selon deux architectures : en diamant ou en tente. N’ayant pas eu de gel en 2025, les expérimentateurs n’ont pas pu évaluer leur efficacité sur ce paramètre. En revanche, ils ont constaté un effet inattendu de ces filets. Ceux-ci ont en effet provoqué une avance de la végétation de 10 jours, par rapport au témoin (effet de forçage). Et même après le retrait des filets, cette avance a perduré sur l’ensemble de la saison. Les raisins ont donc muri plus tôt, en pleine période de canicule, attirant ainsi les cervidés qui assoiffés ont mangé les raisins, provoquant des dégâts sur la moitié des grappes (53 %) et amputant la récolte de 23 %. Alors que dans le témoin, ils n’ont attaqué que 11 % des grappes et détruit que 3 % de la récolte.

 

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