ouvelle initiative de reconquête vigneronne de Bordeaux avec le bar à vin éphémère de l’AOC Blaye Côtes de Bordeaux du mardi 3 au vendredi 8 février au 16, rue des bahutiers. Soit la transposition girondine du bar à vin éphémère de Blaye à Paris (depuis 2 ans), dans la continuité des initiatives de promotion et de commercialisation directes qui font l’ADN de l’appellation pointe Nicolas Carreau, le président de l’Organisme de Défense et de Gestion (ODG). « Nous avons toujours fonctionné comme ça, Blaye a toujours été en dehors des circuits traditionnels. Le négoce venait peu nous voir, sauf s’il n’y avait plus de vin en Entre-deux-Mers. Depuis 70 ans, les vignerons de Blaye mettent leurs vins en bouteille et dans un coffre pour les porter vers les marchés » résume le président de l’AOC, citant les initiatives collectives Blaye au comptoir (à Paris et Bordeaux) et du Printemps de Blaye (dans la citadelle de l’estuaire).
Au-delà des paroles, ce sont des actes pour l’appellation des Côtes, qui investit dans le contact avec des consommateurs bordelais qui ne viennent pas à ses vins par eux-mêmes. « On vient les chercher d’une certaine manière » confirme Manon Jullion, vigneronne du château Grillet Beauséjour, qui voit dans cet évènement l’occasion d’« une autre approche avec la clientèle » en suivant les opportunités évènementielles. Pendant six jours, 30 vignerons sur les 170 caves particulières de l’AOC Blaye Côtes de Bordeaux présenteront aux clients bordelais leurs vins à la dégustation pour des achats de verres et de bouteilles (aucune des caves coopératives de l’AOC n’ayant souhaité participer à l’évènement).
Économie d’échelle
Le bar à vins accueille également des asperges IGP de Blaye et de la tomme IGP des Pyrénées, permettant à l’évènement de bénéficier des aides européennes distribuées par la région Nouvelle-Aquitaine pour le soutien aux Signes d'Identification de la Qualité et de l'Origine (SIQO). « Le syndicat viticole est à l’image des viticulteurs qu’il représente, il faut rationnaliser les dépenses pour optimiser les moyens » résume Nicolas Carreau, qui souligne une opération à « double ressort : promotionnel et commercial, ce qui ne peut pas faire de mal ».




