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Le bilan financier de la viticulture décroche : EBE et revenus disponibles fondent en 2025
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CerFrance Occitanie
Le bilan financier de la viticulture décroche : EBE et revenus disponibles fondent en 2025

Les résultats prévisionnels pour l'exercice 2025 présentés par CerFrance laissent entrevoir les effets d'une baisse des revenus des exploitations viticoles, alors que les charges ont tendance à se stabiliser.
Par Olivier Bazalge Le 19 janvier 2026
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Le bilan financier de la viticulture décroche : EBE et revenus disponibles fondent en 2025
Comme ici à Fitou, le produit des exploitations viticoles d'Occitanie se déprécie. - crédit photo : Adobe Stock (Richard Semik)
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a présentation des résultats prévisionnels par filière agricole de l’exercice 2025, par CerFrance Occitanie (regroupement des 7 associations de gestion comptables de la région) est un rendez-vous incontournable pour qui veut connaître l’état financier des exploitations agricoles régionales. Et le volet viticulture présenté ce 15 janvier annonce des situations financières dégradées pour cet exercice 2025, alors que le précédent apparaissait déjà compliqué.

« On constate une baisse notable des EBE (excédents brus d’exploitation) par rapport à l’exercice 2024 », pose la conseillère de CerFrance Catherine Bigouin, « car contrairement aux prévisions les EBE de l’exercice 2024 avaient été moins bas qu’attendus, en raison d’aides et indemnités liées aux aléas, ainsi que des aides de l’ état sur la prise en charge de cotisations sociales ». Si l’experte rappelle que 75 % des exploitations viticoles de l’échantillon suivi se situent dans l’ex-bassin Languedoc-Roussillon, elle indique également que les résultats présentés ne sont pas définitifs. « La majorité des clôtures d’exercice se font en mars ou juin 2026, ce ne sont donc que des résultats prévisionnels moyens, en ne perdant donc pas de vue les fortes disparités entre départements et entre exploitations », situe Catherine Bigouin.

Charges stabilisées, produit qui dévisse

Cet échantillon se compose en outre d’exploitants « majoritairement apporteurs en cave coopérative, et des caves particulières en marché avec le négoce », avec les spécificités liées au paiement de leur production, ce que CerFrance appelle leur produit viticole. « Le produit viticole des coopérateurs est un mélange de trois campagnes viticoles, avec le jeu des acomptes et des soldes de récolte précédente, il y a donc un décalage des effets d’une récolte qui entraîne un lissage où 3 campagnes précédentes se font sentir sur l’exercice 2025, et une récolte 2025 qui aura un impact sur l’exercice 2026 », tient-elle à clarifier.

Pour la viticulture coopératrice d’Occitanie, l’experte décrit pour cet exercice « une stabilité des charges », avec une faible variation par rapport à 2024 mais une baisse depuis 2023 sur le gaz, l’électricité, le carburant ou les engrais. Elle souligne en revanche « la forte baisse du produit viticole, liée à la baisse de rendement, s’établissant en moyenne à 4 124€/ha (-6 %/2024), avec des bornes entre 3 852 à 4 425 €/ha ».  Les EBE fluctuent en conséquence entre 10 270 et 30 070 €, pour une moyenne à 19 800 €, contre 35 200 € en moyenne lors de l’exercice 2024, où et EBE s’est maintenu au-delà des prévisions.

A condition que la France se dote d’ici-là d’un budget

Catherine Bigouin ajoute que cette dégradation d’EBE se fait néanmoins plus lentement que ce que la crise pouvait laisser augurer. « L’inertie liée à l’activité viticole, le relatif maintien des prix du vrac, en particulier sur les blancs et l’effort de maintien des trésoreries par les coopératives contribuent à ces impacts réduits sur l’EBE », déroule-t-elle. Le revenu des exploitants s’érode néanmoins lui aussi avec cette baisse de produit. Il restera donc à voir comment « les mesures annoncées par la ministre de l’agriculture lors du dernier Sitevi, arrachage, prise en charge de cotisations et distillation de crise, pourront affecter la fin de l’exercice », ajoute l’experte CerFrance, « à condition que la France se dote d’ici-là d’un budget ».

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