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"La crise viticole ne se résoudra pas à coups d’arrachage aveugle, de dérégulation accrue ou de viticulture fondée sur l’irrigation !"
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Trouble manifestation
"La crise viticole ne se résoudra pas à coups d’arrachage aveugle, de dérégulation accrue ou de viticulture fondée sur l’irrigation !"

Pas de manifestation à Béziers ce samedi 15 novembre pour la Confédération Paysanne, pour qui « la crise dénoncée pendant cette journée découle d’une politique libérale assumée par les dirigeants de la FNSEA et les acteurs du négoce, rendant leur discours actuel pour le moins cynique ».
Par Alexandre Abellan Le 14 novembre 2025
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« Nous ne pouvons pas accepter un paysage de friches synonyme d’abandon du territoire » clame la Confédération Paysanne. - crédit photo : Confédération Paysanne, archives (manifestation de la Conf le 14 janvier 2025 lors du SIVAL)
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omme fin novembre 2023 à Narbonne, la manifestation vigneronne du 15 novembre 2025 à Béziers se fera sans la Confédération Paysanne, qui critique avant l’évènement les demandes portées : « la Confédération paysanne appelle à une régulation des volumes, pas à un arrachage aveugle sans réflexion collective » résume un communiqué diffusé ce 14 novembre, estimant que « la crise dénoncée pendant cette journée [de manifestation à Béziers] découle d’une politique libérale assumée par les dirigeants de la FNSEA et les acteurs du négoce, rendant leur discours actuel pour le moins cynique ».

Critiquant plus spécifiquement l’appel de la FNSEA à "produire sans qu’on nous mette des bâtons dans les roues", la Conf tacle que « cela n’a pas de sens si la demande ne suit pas » et que « sans régulation, c’est la loi du plus fort qui s’impose et les plus petits disparaissent. Il est nécessaire de sortir du cycle surproduction / aide d’urgence / distillation / arrachage dans lequel s’enferme la filière depuis des décennies. » Sans s’opposer à toute aide à l’arrachage comme le Mouvement de défense des exploitants familiaux (MODEF), la Conf’ estime que la réduction primée du potentiel de production « doit s’inscrire dans une vision stratégique de long terme qui servira à restructurer la filière, plutôt que de servir à liquider les petites fermes au profit d’un modèle industriel à bout de souffle ».

Prix minimums

« Non, la crise viticole ne se résoudra pas à coups d’arrachage aveugle, de dérégulation accrue ou de viticulture fondée sur l’irrigation ! » résume le communiqué, proposant un conditionnement des primes à l’arrachage à une diversification agricole ou l’installation d’agriculteurs pour éviter des hectares de friches propices aux incendies d’été. Portant également la demande de « prix minimums garantissant la rémunération du travail paysan, couplé à une régulation et répartition des volumes de production », la Conf souhaite un « prix minimum d’entrée à l’importation pour contrer la concurrence déloyale ».

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Tous les commentaires (3)
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Si vous le pouvez, quittez Delhi ! Le 15 novembre 2025 à 14:14:12
@Bill L'herbe est toujours plus verte chez les autres, qui seraient plus entreprenants et successful. Mais à y regarder de plus près, l'Italie et l'Espagne sont dans la même situation. Et pour les vignerons qui restent, la rémunération n'est pas meilleure, le peuple vigneron n'en vit pas. En Espagne et au Portugal, il y a aussi eu des manifestations de colère importantes. En Argentine, en Sicile, on cherche un débouché aux excédents, etc. L'essentiel des destinations « matures » est touché par l'effondrement démographique et le vieillissement de la population. Du coup, on nous présente partout l'Inde comme un El Dorado de rechange. La natalité y est effectivement forte. Mais ce pays est, en réalité, en train de sombrer dans l'anarchie la plus totale. Contrairement à la Chine, le niveau global d'éducation est catastrophique. Et aujourd'hui, à Delhi, coeur de l'économie, submergé par les particules fines, on ne peut plus respirer ! Un pneumologue indien réputé conseille : « Si vous le pouvez, quittez Delhi ». Les conditions climatiques se rapprochent de plus en plus, pendant de nombreux mois de l'année, d'un niveau létal pour les humains : chaleur, plus humidité saturante, bloquant les bienfaits de la transpiration. Les seuls consommateurs de vins seraient sans doute alors, des VIP retranchés dans des hôtels climatisés, générant une surchauffe à l'extérieur? Faut-il voir là à une alternative à la fermeture du marché chinois ? Cher Bill, dites à Boule qu'il ne faudrait pas recommencer l'épisode chinois des années 2010, où tout le monde a considéré comme destination pérenne un marché qui n'était que temporaire. Au lieu de prendre ce regain de demande comme une opportunité pour s'adapter et diversifier, on l'a alors pensé comme durable. Dans les défilés de janvier 2024, il y avait beaucoup de victimes de ce mirage. La vérité est amère : le monde du vin ne reviendra pas à son état initial, que cela nous plaise ou pas. Ca génère de la sidération et de l'incrédulité, mais c'est le monde qui vient et auquel il va falloir s'adapter.
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bill et boule Le 15 novembre 2025 à 05:39:07
Arrêtons de nous focaliser sur le marché domestique eff3ctivement en décroissance... les anglais et les écossais par exemple viennent de signer un mega deal avec l Inde la première population de la planète et pour leur whisky ...Qu attendons nous pour faire de même pour nos vins? Autrement plus motivant que de mendier des subsides pour arracher ! Attaquons ensemble le grand export et pas seulement la rpc et les usa svp !Les italiens et les espagnols sont actuellement très actifs pendant que nous autres français en sont encore à trébucher entre les assises sénatoriales et les nouveaux entretiens Genevard .Pathétique cette fin 2025 et on veut croire que début 26 qui marquera le 6 ème anniversaire du confinement marquera la fin de cette indécision et le début d une vraie action concertée. Le covid 19 aurait il eu un tel effet sur nos capacités intellectuelles au point de nous empêcher de travailler ensemble , producteurs courtiers négociants assureurs banquiers et professions juridiques ? C est à croire tant le chaos actuel ne se calme pas . Effectivement aucune stratégie d ensemble si ce n est la tentation de l arrachage generalise au niveau parcellaire , le retour de la distillation au cuvier et pourquoi pas le suicide du viti .Continuer comme cela est inconcevable .
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Dominique Le 15 novembre 2025 à 00:07:25
Ce communiqué et la prise de position qu'il contient, n'éclairent malheureusement en rien la situation. On aurait aimé autre chose qu'un gloubiboulga confusément protestataire. Il faut une « vision stratégique », nous dit-on. OK. Mais pour parler de stratégie, il faudrait déjà partir d'un diagnostic pertinent. Or le texte ne fait jamais référence à la baisse structurelle de la consommation de vin due à nos modes de vie actuels. Ce serait juste le vilain libéralisme qui serait la cause de la surproduction. Il y a le fait que le vin n'est pas un produit essentiel. Il est lié à un mode de vie qui n'est plus celui des grandes métropoles. La surproduction que le texte évoque, elle vient largement de ce fait de société qui a été nié par toutes les organisations professionnelles. Au lieu d'en prendre acte et de s'adapter au niveau de la consommation, elles ont cru pouvoir relancer la demande à coup de campagnes publicitaires coûteuses, censées susciter l'attrait pour le vin. Etonnamment, c'est d'ailleurs la stratégie soutenue par les agences de communication?. Ensuite, on nous dit qu'il ne faut pas d'arrachage « aveugle ». Formulé comme ça, qui pourrait bien y être favorable ? Par contre, comment ne pas arracher quand les domaines se vident de leur substance et que les frais de production à l'hectare dépassent les revenus qui en sont tirés ? Il y a un peu urgence, sans attendre le grand plan stratégique, non ? Il est question des incendies dans ce texte mais le chaos climatique qui s'installe n'est même jamais cité, alors qu'il détermine tout ! Bref, il y a encore du boulot avant d'arriver au grand plan stratégique.
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