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Objectif 1 milliard €
Après Vinadeis, InVivo vise l'acquisition d'une "tête de pont" dans le vignoble californien

L'union céréalière structure sa filière vitivinicole avec la fusion-acquisition du groupe coopératif languedocien et compte s'implanter aux États-Unis et en Allemagne pour continuer de s'agrandir.
Par Alexandre Abellan Le 02 avril 2021
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Après Vinadeis, InVivo vise l'acquisition d'une
Thierry Blandinières (à gauche) présente ce premier avril une « entreprise restructurée avec une nouvelle équipe ». Jacky Maria quitte la présidence du directoire de Vinadeis et la nouvelle entité à partir du 30 juin, « pour suivre de nouvelles orientations professionnelles » indique Philippe Leveau (à droite). - crédit photo : Capture d'écran Teams (visioconférence premier avril)
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alidées en conseil d’administration ce 31 mars, la fusion et l’intégration du groupe coopératif Vinadeis (ex-Val d'Orbieu-Uccoar) à la filiale Cordier by InVivo du groupe céréalier éponyme sont désormais opérationnelles. Ce qui permet à l’initiateur de ce projet viticole, lancé en 2015, Thierry Blandinières, le directeur général du groupe InVivo, d’affirmer en conférence de presse ce premier avril que l’« on peut dire que six ans après on a répondu présent. La première étape de la constitution d’un ensemble avec une taille critique de 500 millions € [de chiffre d’affaires], nous y sommes maintenant avec la fusion avec Vinadeis. »

Permettant à Cordier by InVivo de se placer dans le trio des principaux opérateurs du vignoble français, cette étape en appelle une deuxième : « l’objectif d’un milliard € le plus vite possible » indique Thierry Blandinières, qui estime pouvoir « raisonnablement » atteindre ce cap à horizon 2030, afin de s’inscrire dans le top 5 des opérateurs du vin dans le monde. Pour se faire, le groupe compte réaliser de nouvelles croissances externes, plutôt à l’étranger.

Une winery aux États-Unis

« Franchement, si vous avez des idées [d’entreprises à racheter], vous me les envoyez et on regardera » lance, pince-sans-rire, Thierry Blandinières, qui indique que « la priorité des priorités » se trouve pour lui en Californie « pour avoir une tête de pont solide aux États-Unis. Pour exister [sur ce marché] il faut être américain pour se différencier des [autres] exportateurs. Si l’on pouvait avoir une winery aux États-Unis pour commercialiser l’ensemble des produits français ce serait plutôt pas mal. Ce n’est pas nouveau, c’est vraiment notre prochaine cible pour avancer sur le projet stratégique et donner une impulsion encore plus forte à l’international. »

Autre objectif de croissance externe : s’implanter sur le marché allemand. « On y est aujourd’hui peu présents » regrette Philippe Leveau, le nouveau directeur général de la filiale Cordier by InVivo (ex-InVivo Wine). Après avoir étudié le marché allemand, le groupe souhaite y implanter sa distribution, développer des produits spécifiques et s’attaquer aux ventes de vin en ligne.

23 adhérents à date

Réunissant actuellement 23 caves coopératives ayant des parts sociales dans InVivo, le groupe Cordier by InVivo compte attirer à terme de nouveaux adhérents. Qu’il s’agisse du Val de Loire ou même de Champagne esquisse Thierry Blandinières, qui indique ne pas presser les choses et laisser la porte ouverte à toute possibilité de partenariat. Se donnant la priorité de s’implanter au Sud de l’axe Bordeaux-Beaujolais, Cordier by InVivo compte créer de nouvelles vocations avec des contrats pluriannuels fournissant ses marques.

Affirmant vouloir devenir un acteur majeur de la conversion bio, à Bordeaux et dans le Languedoc-Roussillon, Thierry Blandinières précise que « nous allons de plus en plus assumer cette logique de contrats de long-terme, parce que c’est gagnant-gagnant pour la régularité de la qualité des marques et c’est une façon de renvoyer des revenus du projet aux viticulteurs. » Le directeur d’InVivo rappelant qu’à l’origine, « on s’est donné cette mission ambitieuse de rassembler un maximum de coopératives derrière un projet d’union nationale. C’était le projet politique lancé au départ, qui a surpris beaucoup de monde, il faut le reconnaître. »

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