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Plan de relance

Les aides à la conversion des agroéquipements épuisées en 15 jours

Jeudi 28 janvier 2021 par Marion Bazireau

3 demandes sur 4 concernent du matériel de travail du sol, en prévision de la sortie du glyphosate.
3 demandes sur 4 concernent du matériel de travail du sol, en prévision de la sortie du glyphosate. - crédit photo : Braun
14710 dossiers ont épuisé l’enveloppe dédiée à la transition agroécologique. Les trois quarts portent sur du matériel alternatif au glyphosate. 20% concernent l’épandage de fertilisants. Le reste vise du matériel de précision et des pulvérisateurs performants.

« L’aide au renouvellement des agroéquipements nécessaires à la transition agroécologique ayant reçu un grand nombre de demandes couvrant l’enveloppe dévolue, ce guichet est désormais clos » peut-on lire sur la page de la téléprocédure FranceAgriMer ouverte le 4 janvier dernier. 

14 710 dossiers y ont été déposés en moins de trois semaines. « C’est l’équivalent de 205 millions d’euros de demandes, détaille ce 27 janvier Benoît Bonaimé, directeur adjoint du cabinet du ministre de l’Agriculture. Toutes les régions sont bien représentées, hormis les Outre-Mer à qui nous avons décidé de réserver les 10 millions restants. »

Travail du sol plébiscité

Le ministère se félicite. « Nous voulions que les investissements en faveur de la transition écologique puissent être réalisés rapidement et vite porter leurs fruits » reprend Benoît Bonaimé.

Trois quarts des demandes portent sur du matériel de substitution aux produits phytosanitaires et au glyphosate. Les outils de travail du sol ont été plébiscités. « 20% des dossiers concernent du matériel d’épandage de fertilisants. Les 5% restants sont dédiés à l’achat de pulvérisateurs réduisant la dérive et à des capteurs d’agriculture de précision » indique Benoît Bonaimé.

La répartition par filière n’est pas encore connue. « Mais on peut supposer que la majorité des demandes émane de viticulteurs ».

"Pas de nouvelle rallonge "

L’enveloppe ne sera pas réabondée, contrairement à celle du plan protéines. « Nous l’avions déjà allongée de 80 millions en décembre conformément à la volonté du Président » rappelle le directeur adjoint de cabinet.

Les viticulteurs qui n’ont pas pu en profiter ont encore jusqu’à mars pour tenter de décrocher une aide auprès de leur département ou Conseil régional dans le cadre du plan de compétitivité et d'adaptation des entreprises (PCAE).

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