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Mise au point

La place de Bordeaux veut des primeurs 2020 au printemps 2021 et aux prix 2019

Mercredi 27 janvier 2021 par Alexandre Abellan

La place de Bordeaux commercialiserait « plus de 90 % des Grands Crus dans le monde » selon le syndicat des négociants.
La place de Bordeaux commercialiserait « plus de 90 % des Grands Crus dans le monde » selon le syndicat des négociants. - crédit photo : Photo de Philippe Tapie (HMS Bordeaux)
Avec une vigueur inhabituelle, le négoce de Bordeaux demande aux grands crus de maintenir leurs mises en marché en mai-juin pour répéter le succès commercial de la précédente campagne.

Claire et nette, la mise au point rompt avec le silence feutré qui est de mise dans le négoce bordelais. C’est « fort des enseignements et du succès de la dernière campagne Primeurs 2019 [que] Bordeaux Négoce prend position sur la prochaine campagne primeurs » indique un communiqué de la fédération de 80 négociants de Bordeaux et de Libourne. Alors que l’Union des Grands Crus de Bordeaux (UGCB) prépare pour la fin avril une semaine des primeurs modulable, à Bordeaux et dans le monde, la place de Bordeaux se fait pressante et milite pour la commercialisation entre mi-mai et fin juin 2021 des primeurs 2020.

« Il est impératif que modèle primeur que le monde entier nous envie ne soit pas bouleversé et cassé » prévient Philippe Tapie, le président de la commission grands crus de Bordeaux Négoce. Pour le négociant, « le message est très clair, nous voulons prendre position suffisamment tôt pour éviter la cacophonie de l’an passé [sur la semaine des primeurs]. Nous avions tout entendu : ceux voulant que cela se tienne en septembre, que cela soit décalé d’un an… Nous voulons éviter que cela parte dans tous les sens. »

L’enjeu des prix

Après une campagne des primeurs 2019 ayant marqué les esprits par son succès commercial, et ce malgré la crise du coronavirus, le négoce compte bien remettre le couvert avec le soutien des 300 propriétés commercialisant leurs vins en primeur. Ces dernières sont déjà appelées à maintenir des prix réduits, ce qui avait fait le succès de la campagne précédente. « Le geste positif fort envoyé par les propriétés correspondait à la réalité des marchés et pas à une correction de prix exceptionnelle covid » plaide Philippe Tapie, qui se positionne en relai des remontées du marché et des clients.

« Nous sommes dans un contexte économique très compliqué, la crise covid est une couche supplémentaire sur le Brexit, la situation géopolitique instable à Hong Kong et les taxes américaines » conclut Philippe Tapie.

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