LE FIL

Travail du sol

"Le robot Ted n'est pas un gadget !"

Mardi 01 décembre 2020 par Patrick Touchais

Romain Malidain a acheté son robot Ted en 2018. Sa mission : entretenir le cavaillon.
Romain Malidain a acheté son robot Ted en 2018. Sa mission : entretenir le cavaillon. - crédit photo : Patrick Touchais
Romain Malidain est un adepte des nouvelles technologies. A condition qu'elles soient utiles. Il a acheté le robot Ted en 2018 pour entretenir le cavaillon et fait le point.

“Je n’ai aucun regret. C’est positif”. En quelques mots, Romain Malidain résume son état d’esprit, plus de deux ans après avoir fait l’acquisition d’un des tout premiers modèles de robot Ted, conçu par la société toulousaine Naïo.

Adepte du travail du sol sur les 33 hectares de son domaine à la Limouzinière (Loire-Atlantique), il a lancé avec ses deux associés (Freddy, son frère et Christophe, son oncle), la conversion du vignoble en bio en 2018. “Nous devions acheter un nouveau tracteur enjambeur et trouver un nouveau salarié”, indique Romain. “Personnellement, je suis assez fan de nouvelles technologies. Mais je cherche des choses utiles, qui nous aident à travailler, pas des gadgets. J’ai déjà un robot de tonte chez moi depuis des années. Je me suis donc intéressé au robot de chez Naïo”.

"15 ha sans casse "

Arrivé en 2018 sur l’exploitation, et équipé des outils ad-hoc en provenance du fournisseur bordelais Vitimeca, le robot s’est mis au travail dès son arrivée, avec pour seule mission : l’entretien des cavaillons. Ici, les vignes sont plantées à 1,5 m de large et les rangs sont enherbés. Entre fin mars et début juillet, il est passé 2 à 3 fois par parcelle, à raison de 3 ha par jour. Son autonomie est de 8 à 9 heures pour une vitesse de 4,5 km/h.

“Il a travaillé sur 15 ha cette année. Y compris dans les jeunes vignes. Sans casse”, sourit Romain. “L’an prochain, on passera à une vingtaine. A terme, il faudra qu’il fasse tout le vignoble”. Evidemment, il faut un parcellaire adapté avec des surfaces suffisantes puisqu’il faut acheminer la machine (800 kg) sur une remorque. Au vignoble Malidain, les îlots affichent entre 2 et 9 ha.

Un SMS en cas d’obstacles

Le premier travail a été de rentrer les informations de cartographie et de GPS pour que l’engin suive le bon chemin. “Si c’est bien borné, il n’y a pas de souci. C’est comme sur des rails. En cas de problème, il s’arrête. Surtout s’il y a un obstacle. Dans ce cas, il envoie un SMS. Comme quand il a fini sa parcelle” précise Romain.

Premier client de Naïo dans la région, il a pu bénéficier d’un tarif spécial. 90 000 € tout équipé. “En contrepartie, j’ai fait bénéficier à la société de notre retour d’expériences. On a eu beaucoup d’échanges. Ils ont pu adapter certaines choses : le démarrage, parce qu’il partait un peu vite, le recentrage, bref, pas mal de petits réglages”.

Toujours dans le cadre de ce partenariat privilégié, le domaine Malidain recevra prochainement la version 2 du robot, sans délier bourse. “Il sera plus puissant, l’autonome des batteries sera plus longue, et les outils seront positionnés entre les roues”, indique Romain, qui a “hâte de le recevoir”.

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