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Duo de choc à Irouleguy
Un vigneron opte pour un tracteur de pente et une tondeuse intercep

Dans le Pays Basque, un vigneron roule à bord d'un tracteur Lintrac 90 et d'une tondeuse intercep INO pour maîtriser l'herbe. Puissance, confort, précision et maniabilité sont au rendez-vous !
Par Vincent Gobert Le 12 juin 2020
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Un vigneron opte pour un tracteur de pente et une tondeuse intercep
Tracteur Lintrac 90 vigneron et tondeuses intercep Ino dans les rangées de vigne de Ramuntxo Cherbero à Irouléguy - crédit photo : Cherbero
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laquo;J’ai trouvé la machine qu’il me faut ! » À deux reprises, Ramuntxo Cherbero, éleveur et viticulteur sur 3,6 ha de vignes dans le petit vignoble basque d’Irouléguy, s’est fait cette réflexion. La première fois, c’était au salon Innov-Agri à Ondes (Haute-Garonne) en 2016 lorsqu’il a découvert le Lintrac 90 de Lindner. Ses quatre roues directrices, son gabarit et ses capacités face aux pentes lui ont plu. « Ramuntxo était tellement convaincu qu’on a signé le bon de commande sur le chemin du retour », se rappelle Bruno Etchart, agent Lindner pour le pays Basque chez le concessionnaire Duplaa, à Navarrenx (Pyrénées-Atlantiques). Ramuntxo a reçu le tracteur dans la foulée. Puis, en décembre 2019, il l’a changé contre la version vigneron du même modèle plus étroite et avec deux roues directrices seulement. Qu’il s’agisse du premier ou du second tracteur, tous deux l’ont satisfait : puissance, confort et maniabilité étaient au rendez-vous.

Un tracteur autrichien et une tondeuse slovène dans le vignoble basque

Ramuntxo a eu une autre révélation en voyant le châssis Teleflex INO équipé des tondeuses interceps de cette même marque slovène, dans une vidéo. La capacité de ce châssis à travailler de 1,45 à 3,45 m l’a enthousiasmé. Le vigneron a reçu cet ensemble fin avril et le partage avec un voisin viticulteur. Là aussi, il juge le résultat à la hauteur de ses espoirs. Il devra toutefois réaliser un débuttage pour améliorer encore ses performances.

Avec ses ailes raccourcies, le Lintrac 90 vigneron affiche une largeur hors tout de 1,74 m et développe 102 ch. Depuis qu’il l’a reçu, Ramuntxo l’a utilisé pour la tonte, le broyage et la pulvérisation avec son atomiseur porté Holder. Il trouve qu’il se faufile facilement dans ses vignes de 2,20 à 3 m d’interrang. « Il est lourd, compact et bas, c’est un bon tracteur de pente, stable et bien assis, décrit Ramuntxo. En comparaison, les tracteurs à essieu arrière chenillé ou les tracteurs articulés à chenilles que l’on voit alentour ne me convainquent pas. Ils ripent et n’adhèrent pas si bien au sol. Le Lintrac est aussi très maniable. L’inversion du sens de la marche est électronique. Je manœuvre facilement et rapidement dans les petites tournières, sur nos terrasses où il y a peu de place. C’est important. Ce tracteur est aussi économique en termes de consommation grâce à sa boîte Vario. » Ramuntxo ajoute encore que son tracteur est précis et confortable. Précis parce qu’on peut mémoriser des vitesses d’avancement et fixer des butées hautes de débit hydraulique pour chaque fonction. Pour cela, le vigneron a été conseillé par Bruno Etchart, ainsi que pour prioriser le débit hydraulique vers une fonction particulière. Avec tous ces réglages, « on gagne en efficacité et en temps, dit-il, sourire aux lèvres. Et comme on dit, le temps, c’est de l’argent ». Quant au confort, il est apporté par le siège Grammer basse fréquence à suspension pneumatique. Pour Ramuntxo, qui souffre du dos depuis qu’il a été victime d’un accident de tracteur, ce confort est essentiel. 

Châssis polyvalent

Ramuntxo a été séduit par la polyvalence du châssis Téléflex. En effet, avec une largeur variable hydraulique de 1,45 à 3,45 m, il est idéal pour lui et son voisin dont les largeurs de vignes vont de 2,20 à 3 m. Quant au réglage de la hauteur de travail, il se fait selon quatre positions au niveau des roues de jauge métalliques. Ce 8 mai, les premiers mètres ont été réalisés par Bruno. Puis Ramuntxo a pris le volant : « J’ai d’abord roulé autour de 3-4 km/h, puis un peu plus vite et le résultat global n’est pas mauvais », juge-t-il une fois le travail terminé. Mais quand le viticulteur regarde de plus près, il y a encore des problèmes. L’outil a laissé des herbes sur le rang, notamment à cause de la butte formée par les passages répétés du tracteur. « Je veux faire un test en passant des disques émotteurs et des étoiles Kress pour atténuer cette butte », explique-t-il. Justement, INO propose pour ce châssis Teleflex des doigts Kress et des doubles disques crénelés de 400 mm de diamètre sur son châssis. Pour gagner encore en efficacité, Ramuntxo broie l’interrang avec un outil INO attelé à l’arrière pendant qu’il tond la ligne des souches à l’avant. Le tracteur a assez de puissance moteur et de capacité hydraulique pour faire tourner les deux tondeuses. Bien qu’il soit satisfait de son nouvel équipement, Ramuntxo garde la tête sur les épaules. Pour lui, pas question de tout mécaniser. « Par exemple, j’épampre manuellement, dit-il. Je suis convaincu qu’il faut un peu de travail à la main, sinon on perd l’amour des vignes ! »

 

Ramuntxo Cherbero (au centre) évoque avec les représentants de Lindner (dr.) et Ino (g.) son besoin d'outils en travail du cavaillon

 

 

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