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Adaptations au coronavirus
Les œnologues français à l’heure du confinement

L’Union des Œnologues de France annule ses prochains concours et fait le point sur les recommandations de distanciation sociale dans les entreprises pour lutter contre l’épidémie de Covid-19.
Par Alexandre Abellan Le 19 mars 2020
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Les œnologues français à l’heure du confinement
« La propagation du Covid-19 en France a des répercussions sur la tenue de nos prochains événements » prévient l’organisation dans une note à ses adhérents. - crédit photo : Laboratoires Dubernet
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nbsp;     Dans l’agenda chamboulé de la filière vin      , l’Union des Œnologues de France (UŒF) figure en bonne place avec le report à 2021 de son congrès annuel en Bourgogne (prévu à Mâcon du 13 au 16 mai) et le report généralisé de ses concours. Sa compétition des Vinalies n’aura pas de finale nationale à Marseille ces 4 et 5 avril, mais de nouvelles sélections régionales en juin. Sont reportés à l’an prochain le Mondial du Rosé (du 23 au 25 avril à Cannes) et le concours des Grands Vins du Languedoc-Roussillon (qui devait réunir 380 dégustateurs ce 29 avril à Béziers). Déjà passé, le concours des Vinalies Internationales n’est pas concerné par ces reports.

Responsabilité du chef d’entreprise

Au-delà de ses rendez-vous, l’UŒF donne ses recommandations d’adaptation de l’activité des cabinets de conseil et laboratoires œnologiques dans le cadre actuel des dispositions gouvernementales. Depuis ce mardi 17 mars midi, et l’entrée en vigueur d’un confinement national, le syndicat professionnel souligne que « la décision de maintien ou de fermeture d’activité relève dans tous les cas de la responsabilité du chef d’entreprise ». L’UŒF précise cependant que « le maintien de l’activité est possible dans le respect des trois conditions suivantes : ne pas recevoir du public, mettre en place des mesures barrières avec toute personne impliquée directement ou indirectement dans l’activité de production et exercer l’activité en télétravail. » Sachant que si le télétravail ne peut être mis en place, des attestations de déplacement dérogatoires doivent être remplis par l’employeur (cliquer ici pour y accéder).

Pour les laboratoires d’analyses, le traitement d’échantillons peut être maintenu dans le cas où il n’y a « aucune réception de vos clients dans vos locaux. Les échantillons sont livrés et déposés dans un sas ou à l’extérieur afin d’éviter tout contact avec la personne. Les opérateurs de laboratoires sont en effectifs réduits (pas plus de 5 personnes), appliquent les règles barrière et de distanciation et portent des gants en latex » précise l’UŒF. En pratique, le laboratoire bordelais Excell annonce ainsi « maintenir l’ensemble de ses prestations de services analytiques » grâce à la mise en place de consignes strictes pour son personnel et ses clients (qu’il s’agisse de collecte en propriété ou de dépôts au laboratoire de Floirac). Face aux difficultés d’entretien et d’approvisionnements qui sont prévisibles, le directeur du laboratoire Excell, Vincent Renouf, précise que « des opérations de maintenances préventives ont été anticipées pour assurer le bon fonctionnement de nos dispositifs analytiques, tout comme l’approvisionnement des consommables nécessaires ».

 

 

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