LE FIL

Taxe USA

La France refuse d’aider la filière vin

Vendredi 17 janvier 2020 par Claire Furet-Gavallet
Article mis à jour le 20/01/2020 15:57:46

La volonté des professionnels de la filière vin auprès de l'Etat français était pourtant claire : ils souhaitaient une compensation financière suite à l'instauration taxe américaine
La volonté des professionnels de la filière vin auprès de l'Etat français était pourtant claire : ils souhaitaient une compensation financière suite à l'instauration taxe américaine - crédit photo : Pixabay
Les professionnels demandent la mise en place rapide d’un fonds de compensation national pour pallier la perte qu’engendre la taxe américaine sur les vins français. Le ministère de l’Agriculture l'a refusé.

« Les professionnels de la filière demandent un fonds de compensation français suite à la mise en place, le 18 octobre 2019, de la taxation à 25% des vins tranquilles français inférieurs à 14% d’alcool aux Etats-Unis » explique Didier Josso, délégué pour la filière viticole à FranceAgrimer, à la sortie du conseil spécialisé ce 15 janvier. « Ce à quoi le ministère a répondu que ce sera un fonds européen ».

En octobre dernier, la profession a demandé, à minima, 250 millions d’euros de compensation à l’Etat, correspondant à 25 % du flux échangé avec les Etats-Unis sur les vins tranquilles. « Il est difficile de chiffrer les pertes, c’est pour cela que cette demande paraissait cohérente » soutient Didier Josso. Selon le délégué, certains gros opérateurs auraient déjà une baisse de 10 millions d’euros de leur chiffre d’affaires en fin d’année 2019, accompagnés d’une diminution nette de leur vente aux Etats-Unis.

Une demande de fonds européens

Le même montant a été rapporté à la Commission européenne pour obtenir une aide. Le dossier est en cours de traitement. « La probabilité d’obtention est faible. Et même si on obtenait quelque chose, dans 6 mois ce sera trop tard » réagit Didier Josso. Et les professionnels ne souhaitent pas vraiment de mise en place de fonds européen. « Si l’Etat français a versé, ou verse, des subventions illégales à Airbus, il doit assumer les effets collatéraux et notamment le nôtre. Mais surtout, le délai serait trop long pour toucher ces aides européennes » poursuit le délégué.

Une ambiance morose qui laisse présager de nouveaux rebondissements si la taxation américaine touche bientôt les Champagne et les brandies.

 

L’OCM promotion assouplie

La mesure de promotion dans les pays tiers est désormais plus flexible. « Nous modifions la règle des cinq ans maximums de promotion dans un même pays » explique Didier Josso, délégué filière vin de FranceAgrimer. Désormais, il est possible de changer le pays destinataire de la promotion sans pénalité. Une bonne nouvelle pour les opérateurs exportant aux Etats-Unis et visant d’autres marchés. « Nous nous engageons également à traiter plus rapidement les dossiers » déclare Didier Josso. Autre nouveauté cette année, le taux de prise en charge de promotion passe de 50 à 60 %.

 

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
VOS RÉACTIONS
413xhundred du bonheur en bouteille Le 21 janvier 2020 à 13:43:32
Mouhaha cette bande d assistès (personne ne vous oblige a faire du vin ) ayez un peu d honneur changez de metier au lieux de voys comporter en parasite
Ronceraie Le 19 janvier 2020 à 09:10:23
Les français sont incurables toujours demander à l état La filière devrait être suffisamment mature pour mettre en place une garantie contre les aléas commerciaux alimenté par les professionnels de la filière et les sommes récupérées par l état au titre des mesures de rétorsion
Corbières Le 17 janvier 2020 à 16:41:23
je n ai jamais rien lu d aussi c...
Gallus Vindex Le 17 janvier 2020 à 09:38:08
Quand les producteurs s'enrichissent fortenent - ce qui est le cas normalement - ils ont toute latitude de faire des economies et de les mettre de cote pour des temps moins favorables. Ce n' est pas aux autres contribuables de remedier a leur incurie !
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2020 - Tout droit réservé