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Nouveautés

Ce que la rédaction a vu sur le salon Sitevi 2019

Mardi 26 novembre 2019 par La rédaction

L'édition du Sitevi 2019 offre de nombreuses nouveautés techniques.
L'édition du Sitevi 2019 offre de nombreuses nouveautés techniques. - crédit photo : Sitevi
Chaque jour du Sitevi, l'oeil de la rédaction est en alerte dans les allées pour dénicher trois nouveautés en viticulture, oenologie ou équipement. Voici la sélection du jour 1.

La nouvelle version du désherbeur électrique intercep XPower en pré-série

L’XPower évolue fortement. Contrairement au prototype dévoilé lors des Zasso Days à Aix La Chapelle ce printemps, le désherbeur est présenté en outil arrière sur le stand New Holland. Mais surtout, la centrale enfermant le transformateur est située à l’arrière du châssis Clemens. Le tout pèse une tonne. L’outil développé par Zasso montre de nouvelles formes, plus arrondies et moins agressives. Il est aussi plus compact. La zone de contact est élargie de 10 cm. L’outil électrocute ainsi sur une largeur de 35 cm. Il faut ajouter 25 cm de largeur fixe. Côté sécurité, de la fibre isolante est ajouté par-dessus les lanières électriques. Cet intercep XPower pour inter-rangs de vignes allant de 1,2 à 3 mètres sera commercialisé en présérie dans le courant du 3ème trimestre 2020, « à un prix tarif inférieur à 100 000 euros » estime-t-on chez Zasso. Pour l’heure, il est en test avec l’IFV.

 

Des bougies écologiques pour lutter contre le gel

Exit les bougies à base de paraffine. Place à la stéarine. Stopgel, une société familiale qui commercialise depuis 25 ans des bougies pour lutter contre le gel met en avant au Sitevi sa bougie 100 % écologique « Stopgel verte ». « Nous la commercialisons depuis 2016 mais nous proposions des volumes restreints. Désormais nous ne vendons plus qu’elle. Nous avons complètement abandonné la bougie classique à base de paraffine issue du pétrole », explique Cédric Chazalet, de Stopgel. Cette bougie verte contient de la stéarine, une cire de couleur blanche obtenue par saponification de graisse d’origine animale ou végétale. L’avantage ? Elle produit très peu de fumées. Aux dires de ses utilisateurs, elle produit également une flamme plus forte que les bougies classiques. « L’un de nos clients a mesuré la température de la flamme avec un thermomètre laser et l’a comparé à celle de bougies classiques. Il a relevé une température de 460 °, supérieure de 50 ° à celle de la bougie classique », rapporte Cédric Chazalet.

La bougie Stopgel verte est vendue en seau métallique recyclable de 6 l. Son autonomie est de 8 h. Elle s’allume très facilement. Le nombre de bougies nécessaires à l’hectare dépend de la température : 200 s’il fait – 2 °C à 500 s’il fait – 7 °C. Stopgel recommande en cas de risque de gel d’en « positionner 350 à 400 à l'hectare et de n’allumer dans un premier temps que 200 à 250 bougies à l'hectare puis le reste en fonction de l'évolution de la température ».

Ces bougies sont vendues par palette de 180 bougies. Elles sont «un petit peu plus chères que les bougies classiques », indique Cédric Chazalet sans dévoiler plus de précision.

Stopgel propose aussi des tonneaux de 80 l Stopgel vert destinés à être installés sous les éoliennes afin de compléter leur efficacité. L’autonomie de ces tonneaux est de 6 h.

Rendez-vous sur le stand B6 A 011 si vous souhaitez en savoir davantage.

 

Aurevoir bouteilles d'azote, bonjour générateur !

« A la demande des vignerons, nous avons créé NanoNitréo, générateur d’azote pour le chai » introduit Cécile Rouquette, chef des ventes chez Airtech, société spécialisée dans l’utilisation de gaz en œnologie et basé à Vendargues dans l’Hérault. L’appareil produit de l’azote pur à 99,5 % à partir de l’air ambiant. « L’air, composé à 78 % d’azote, est aspiré puis compressé. Il est ensuite séché et traité en bas d’une colonne pour générer l’azote ». Il peut produire 3 mètres cubes de gaz par heure à 5-6 bars en pression de sortie. En comparaison, une bouteille d’azote classique en procure 9 mètres cubes. « Il est idéal pour un chai de 3 000 hL. On peut facilement le bouger car il est équipé de roulettes ». Les opérations de cave concernées par l’utilisation de Nanonitréo sont la désoxygénation, la décarbonication et fonctionne sur une petite unité d’embouteillage. « Dans ces cas, nous pouvons régler la pureté de l’azote à 99,9 %, l’appareil peut être directement branché et utilisé. Pour l’inertage ou du pompage sous azote, je conseille une cuve de stockage intermédiaire entre 900 et 2000 L à 7 bars » indique Cécile Rouquette. Nanonitréo doit être placé dans une pièce bien aérée pour avoir un bon flux d’air renouvelé. Son prix de lancement est de 16 950 €. « Il sera vite rentabiliser puisqu'avec la diminution générale du SO2 dans les vins, travailler sous gaz neutre devient une nécessité » assure la chef des ventes.

 

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