LE FIL

Objectif 2030 !

Le Val de Loire écrit son plan de développement à 10 ans

Mercredi 11 septembre 2019 par Patrick Touchais

Jean-Martin Dutour, président d'InterLoire : ' On regardera comment bougent les indicateurs. Sachant que ce plan n’est pas figé'.
Jean-Martin Dutour, président d'InterLoire : ' On regardera comment bougent les indicateurs. Sachant que ce plan n’est pas figé'. - crédit photo : Patrick Touchais
La filière viticole ligérienne vient de se doter d’une feuille de route pour la décennie à venir. On y parle valorisation, environnement, social et vin et société.

C’est une antienne ligérienne : il faut mieux valoriser les vins. A la naissance de l’interprofession (Interloire) à la fin des années 1990, c’était déjà un refrain entonné par le Val de Loire viticole.  Aujourd’hui, c’est l’unique objectif du plan de filière 2030 que vient de rédiger la profession.  “Dans ce plan, on s’est donné un objectif et trois engagements. La base de tout, c’est la création de valeur”, explicite Jean-Martin Dutour, président d’Interloire et du Conseil de bassin professionnel à l’origine de ce plan, né dans la foulée des Etats généraux de l’alimentation. “Il a été demandé à chaque filière de bâtir un plan de filière. Pour le monde viticole, il a été écrit par le Cniv. Chaque région l’a ensuite décliné chez elle”.

+1 % de ventes à l'export chaque année

Au-delà de l’objectif premier de valorisation, le plan du Val de Loire compte trois engagements : environnemental, social et sanitaire. Chaque thème se décline ensuite en questions plus précises. Dans l’objectif de valorisation, la filière vise un développement à l’export de 1 % par an en volume et valeur. Elle entend aussi notamment travailler sur la stabilisation des volumes mis en marché. Côté environnement, l’engagement porte sur 100 % d’entreprises dans une démarche environnementale d’ici 2030. Plus spécifiquement, on aborde la qualité de la pulvé, mais aussi le biocontrôle, la réduction des déchets, la limitation des gaz à effet de serre, le recyclage de l’eau… L’aspect social du plan aborde les conditions de travail des salariés, l’attractivité de la filière… Enfin, le volet sanitaire s’appuie sur les travaux de Vin & Société.

Bilans d'étapes réguliers

Chaque point est porté par un organisme avec des partenaires (ODG, interprofession, chambres…). Et surtout, on va poser – le travail est en cours – des indicateurs sur chaque point. D’où on part et où on veut arriver. C’est essentiel pour être dans le concret. Sur certains points, c’est assez simple : on veut augmenter l’export d’1 % par an, on a déjà les chiffres, mais sur la qualité de la pulvé et la limitation de la dérive, on n’a pas forcément aujourd’hui tous les outils. Donc il faut les construire. Tout sera finalisé d’ici la fin 2019”, précise Jean-Martin Dutour. “D’ici 2030, tous les ans, une réunion de filière viendra poser des bilans d’étape. On regardera comment bougent les indicateur. Sachant que ce plan n’est pas figé”.

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé