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Champagne

Gel : jusque 50 % de dégâts dans certaines zones

Lundi 15 avril 2019 par Aude Lutun
Article mis à jour le 21/05/2019 11:22:59

Avec des températures comprises entre – 3 et – 6 °C samedi matin et dimanche matin, la Champagne a affronté un week-end glacial.Avec des températures comprises entre – 3 et – 6 °C samedi matin et dimanche matin, la Champagne a affronté un week-end glacial. - crédit photo : Champagne Fallet Dart
Le thermomètre est descendu jusque – 6 °C en Champagne. C’est dans l’Aisne que les dégâts semblent les plus importants.

Déjà partiellement impactée par le gel du 5 avril, la Champagne a vécu un week-end particulièrement froid, avec des températures comprises entre – 3 et – 6 °C samedi matin et dimanche matin. Ce sont logiquement les chardonnays, plus avancés, qui ont été les plus exposés. Dans la Côte des Blancs, le thermomètre est descendu à – 4 °C. « Nous en étions au stade pointe verte, commente Olivier Waris, viticulteur à Avize. Il est un peu tôt pour estimer les dégâts. Nous avons des parcelles complètement ravagées, et d’autres seulement à moitié. Il devrait y avoir 30 à 40 % de pertes dans notre secteur. Le gel du 5 avril, avec une nappe de brouillard, a été très impactant également ».

"On ne lâche rien… "

Dans l’Aisne, les dégâts sont très importants. « Nous les estimons à 50 % pour ceux qui n’ont pas utilisé de moyens de protection », estime Daniel Fallet, viticulteur à Charly sur Marne et vice-président du syndicat général des vignerons. La température relevée a été de -4.5 °C. « Nous avons 70 % de meunier, mais ils ont tout de même beaucoup souffert ». Ce vigneron vient d’enchainer deux nuits d’aspersion ce qui lui a permis de protéger complètement sa récolte. « Nous avons débuté l’aspersion à 23h30 samedi pour terminer à 10h30 dimanche, poursuit-il. Puis de minuit hier jusque 9h30 ce matin. On ne lâche rien… ». Les chardonnays de l’Aisne avaient déjà été très impactés par le gel du 5 avril, notamment en plaine.

Dans l'Aube, les dégâts sont hétérogènes

Dans l’Aube, département très touché par le gel ces dernières années, les dégâts sont mitigés. Certaines parcelles ont beaucoup souffert, d’autres moins. Le thermomètre est pourtant descendu à – 6 °C dans la Côte des Bar. « Nous attendons quelques jours pour quantifier la perte, mais cela ne devrait pas être catastrophique, témoigne Jennifer Fluteau, viticultrice à Gyé sur Seine. Le temps était très sec mais il y avait tout de même un taux d’humidité élevé ».

La récolte 2018 ayant été très généreuse, la majorité des vignerons dispose d’une réserve qualitative – plafonnée à 8000 kg/ha – importante. Cette « assurance climatique » en nature permettra d’atténuer les effets du gel sur les trésoreries.

 

 

 

Bilan des dégâts au 21 mai

Selon le Comité Champange, e bilan définitif (sauf si de nouvelles gelées devaient survenir) est de près de 5 000 hectares touchés par les divers épisodes de gelées de printemps dont 1 000 détruits à 100% soit 3% de la surface totale du vignoble champenois. Les plus touchés sont la Côte des Blancs, la région d’Epernay, la Vallée de l’Ardre, le secteur ouest de Château-Thierry et la Côte des Bar.

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