LE FIL

Marché anglais

Un Brexit dur ferait apparaître 500 000 formulaires pour importer des vins

Mercredi 27 février 2019 par Alexandre Abellan

Sous le slogan « No To No Deal », la WSTA joue son rôle de lobbying pour un Brexit négocié.Sous le slogan « No To No Deal », la WSTA joue son rôle de lobbying pour un Brexit négocié. - crédit photo : Commission Européenne
Représentant une lourde charge administrative, la mise en place de nouvelles formalités douanières coûterait 80 millions d’euros à la filière anglaise.

Effective ce 29 mars à minuit, la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne, le Brexit, approche sans que le brouillard qui l’entoure ne se dissipe. Laissant croire à la possibilité de décaler le Brexit, ou au contraire s’épaissir les craintes d’un départ sans accord (le « no deal »). « On ne sait toujours pas ce qui va se passer. La seule chose que l’on puisse conseiller, c’est d’envoyer un maximum de vins au marché anglais pour stocker » résume sans ambages Jean-Marie Barillère, le président du Comité Européen des Entreprises du Vin. C’est également la recommandation de l’Association anglaise du commerce des vins et spiritueux (WSTA), qui préconise depuis un an à ses adhérents d’augmenter leurs commandes de 20 %* en cas de « no deal ».

Maintien des échanges

Ne baissant pas les bras, la WSTA continue son lobbying auprès du gouvernement britannique pour obtenir un Brexit négocié et réfléchi, afin de ne pas créer de rupture des échanges commerciaux. Et d’éviter de devoir affronter, du jour au lendemain, une succession de barrières administratives. Sans accord, le Brexit nécessiterait la mise en place de nouveaux documents d’importation, du type VI-1, entre l’Union Européenne et le Royaume Uni, devenu un pays tiers. « 500 000 nouveaux formulaires, tous accompagnés de tests en laboratoire, seraient nécessaires pour maintenir le flux de vins venant d’Europe » estime l’association anglaise.
Estimant que le coût de rédaction, manuelle, de chaque formulaire de deux pages est de 20 livres (soit 23 euros) et que le prix d’un test en laboratoire est de 330 £ (385 €), la WSTA estime que cette nouvelle procédure coûterait 81 millions € à la filière.

 

* : Ce qui a été appliqué, notamment Direct Wines (qui a augmenté de 40 % ses achats), mais aussi Bibendum et Majestic Wine rapporte la WSTA.

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