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Vins et spiritueux

Pour préparer le Brexit, les exportateurs français veulent du concret

Mercredi 16 janvier 2019 par Alexandre Abellan

« Le Royaume-Uni est le second client de la France pour nos ventes de vins et spiritueux. Mais la France est également un importateur important de spiritueux britanniques » souligne Antoine Leccia.
« Le Royaume-Uni est le second client de la France pour nos ventes de vins et spiritueux. Mais la France est également un importateur important de spiritueux britanniques » souligne Antoine Leccia. - crédit photo : AdVini
Restant hautement incertaines, les modalités d’échanges commerciaux de part et d’autre de la Manche devient une urgence que la filière française souhaite clarifier au plus vite.

Si le couperet séparant le Grande Bretagne de l’Union Européenne n’a pas tranché entre les modalités de Brexit négocié ou sans accord, voire reporté, les portes de sortie à l’amiable se ferment les unes à la suite des autres. Alors que la date butoir du 30 mars approche et inquiète toujours plus. À Londres, le vote du parlement britannique hier, ce 15 janvier, a largement rejeté l’accord avec l’Europe, ne permettant pas de clarifier la situation.

« Ce vote porte préjudice à une relation commerciale historique et fructueuse entre nos deux pays. Il place également toutes nos entreprises dans une situation d’incertitude totale sur les règles qui devront régir le commerce bilatéral à compter du 30 mars 2019 » résume dans un communiqué Antoine Leccia, le président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS). Si la perspective d’un bras de fer politique anglais privilégie la possibilité d’un Brexit dur, la FEVS enjoint Londres et Bruxelles à explorer sérieusement toutes les voies alternatives pour éviter un départ sans accord négocié (ou « no deal »).

"Assurer la fluidité des échanges"

Alors que les conditions et objectifs des futures négociations restent incertains, la FEVS demande rapidement des clarifications sur les conséquences commerciales pratiques du Brexit. « Tant du côté britannique que français et européen, […] tous les moyens humains et techniques nécessaires doivent être mis en œuvre pour assurer du mieux possible la fluidité des échanges et la pérennité des activités économiques entre la France et le Royaume-Uni » demande Antoine Leccia. Qui précise que la FEVS continue à se mobiliser avec les Douanes françaises pour « accompagner les entreprises françaises du secteur et leur apporter tous les éléments nécessaires pour faire face à cette situation complexe et inédite ».

En attendant un éventuel plan B du gouvernement anglais, le brouillard sur les modalités du Brexit reste donc entier pour tous les opérateurs. « Quand on n'a pas le début de l'ombre d'une certitude sur l'étiquetage ou les flux commerciaux, on peut anticiper les risques, mais pas se préparer à toutes les options. Dans notre secteur de TPE et PME, il est difficile d'arbitrer sur un scénario et d'investir. » conclut Nicolas Ozanam, le directeur de la FEVS.

Chiffres clés (source : FEVS/Business France)

En 2017, le Royaume-Uni a importé 1,59 million d'hectolitres de vins français, pour un chiffre d'affaires de 1,1 milliard d'euros (respectivement +1,2 et +12,7 % par rapport à 2016). Pour les spiritueux français, le marché britannique a importé 480 000 hl pour 221,9 millions d'euros (-2,7 et % +5,3 %).

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