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Se faire une nouvelle virginité
Anagram réussira-t-elle son pari ?

L'affaire Raphaël Michel est l'affaire de fraude qui a fait le plus couler d'encre ces dernières années. La reprise de ce groupe par Labruyère développement et industrie qui l'a rebaptisé Anagram, permettra-t-elle un rebond ?
Par Marion Sepeau Ivaldi Le 27 décembre 2018
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 Anagram réussira-t-elle son pari ?
Anagram réussira-t-elle à se racheter une virginité dans le marché du vrac ? - crédit photo : Vitisphere
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e 13 août dernier, le tribunal de commerce de Montpellier valide la reprise des activités du groupe Raphaël Michel par le groupe Labruyère développement et industrie. Pour réaliser cette opération, Raphaël Michel a apporté ses actifs et passifs à Dolia qui était l’une de ses filiales. Labruyère Développement et Industrie (LDI) est entrée au capital de Dolia à hauteur de 90 %, laissant 10 % à Raphaël Michel. Ces 10 % sont une assurance de solvabilité de Raphaël Michel en cas de condamnation judiciaire (la justice doit toujours rendre son verdict). La part permettra à l’entreprise de payer si elle devait s’acquitter d’amendes. Par cette opération, LDI récupère donc une dette de 28 millions d’euros. Et Guillaume Ryckwaert, directeur de la société Raphaël Michel, reste dans l’ombre de cette opération de reprise. Ce qui fait dire à certaines mauvaises langues que l’homme, mis en examen, tire toujours les ficelles.

La promesse d'un vin loyal

Reste que le président exécutif d’Anagram, Sébastien Bouvet-Labruyère, veut tirer un trait avec la sombre histoire de fraude portant sur 200 000 hl de faux Côtes-du-Rhône et 10 000 hl de faux Châteauneuf-du-Pape. Son ambition, il l’a dévoilé à la presse début septembre : « Nous avons posé un objectif : celui de traiter 400 000 hl d’ici trois ans (Raphaël Michel travaillait 450 000 hl). Notre second objectif est un positionnement très précis : faire du vrac premium. Ce seront des produits AOC génériques ou des crus issus de la Vallée du Rhône, de l’Arc méditerranéen et des vignobles du Sud-Ouest (via une filiale Claude Nicolas). Il y a un marché important pour ce type de produit ; notamment à destination de négociants en complément de gamme.  Le vrac premium est mieux valorisé et peu adressé. C’est aussi un marché où sont travaillés des volumes importants mais avec beaucoup moins de concurrence que sur le marché de la bouteille » avait-il expliqué à Vitisphere tout en soulignant que, désormais « la promesse de l’entreprise est de « vendre du vrac de façon loyale, rigoureuse et transparente ». En 2019, il sera temps de faire un premier bilan et voir si Anagram a pu tisser à nouveau des liens de confiance avec les acheteurs...

 

 

 

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