LE FIL

Corbières

Mobilisation générale contre un projet d’usine d’enrobage de bitume

Mercredi 18 juillet 2018 par Marion Sepeau Ivaldi

La vigne est un élément essentiel de la beauté des paysages des Corbières.La vigne est un élément essentiel de la beauté des paysages des Corbières. - crédit photo : Creative Commons CC0
La population est appelée à se réunir ce mercredi 18 juillet devant la mairie de Lézignan pour faire savoir son désaccord sur le projet d’implantation d’une usine d’enrobage à chaud et à froid avec du bitûme.

Ce 18 juillet le commissaire d’enquête doit remettre au Préfet de l’Aude son rapport sur le projet d’implantation d’une usine d’enrobage à chaud et à froid de bitume, portée par l’entreprise Colas Midi Méditerranée. Le projet fédère une mobilisation forte de la viticulture audoise et languedocienne qui s'y oppose, mobilisation également soutenue par un collectif d’habitants. Ensembles, ils comptent se réunir devant la mairie de Lézignan ce 18 juillet pour faire connaître leurs points de vue. Le conseil municipal de la commune a en effet émis un avis favorable à ce projet en juin dernier. Et c’est désormais au Préfet de trancher.

Un risque pour l'environnement

« En tant que président de l’ODG Corbières, je me suis opposé à l’implantation de cette usine, prévue à la sortie de l’autoroute, sur la commune de Lézignan, au commencement de la route des vins de Corbières » explique Daniel Sendrous, par ailleurs président de la cave coopérative de Lézignan-Corbières. Ce dernier déplore les risques potentiels sur l’environnement. « A un moment où les vignerons de Corbières s’engagent dans la transition écologique, avec un rythme de conversion en bio qui s’accélère et des certifications HVE de plus en plus nombreuses, un tel projet est paradoxal. Il y a des risques d’émission de micro-particules et d’odeurs » déplore-t-il. Les conséquences sur le paysage, atout de l’oenotourisme, sont également mises en avant pour justifier l’opposition.

Toutes les organisations professionnelles locales se sont mobilisées contre le projet : CIVL, Chambre d’agriculture, Vignerons coopérateurs, Syndicats de producteurs et Vignerons indépendants de France. « Même l’Inao a donné un avis défavorable contre » souligne Jean-Marie Fabre, président des Vignerons indépendants de France Languedoc-Roussillon. Une délégation représentant la viticulture doit rencontrer le Préfet le 20 juillet.

 

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2018 - Tout droit réservé