LE FIL

Pression mildiou

La situation s'aggrave dans tout le vignoble

Vendredi 15 juin 2018 par Christelle Stef

Symptômes d'attaque de mildiouSymptômes d'attaque de mildiou - crédit photo : Christelle Stef
Les pluies incessantes continuent de favoriser le mildiou. Les cycles s’enchaînent. Les symptômes continuent de progresser, notamment dans les parcelles où il y a eu des défauts de protection. Les bios sont mis à rude épreuve.

Les vignerons sont débordés. Partout les pluies incessantes mettent leurs nerfs à rude épreuve. La pression du mildiou est phénoménale et ils doivent jongler pour trouver des fenêtres d’intervention. Dans plusieurs vignobles, il a tellement plu que passer dans les vignes devient très compliqué. C’est le cas en Côte d’Or. Dans ce département, sur les quinze derniers jours : un seul n’a pas vu de pluie, relate le bulletin Vitiflash du 12 juin, élaboré par la Chambre d’Agriculture. Les cumuls sont phénoménaux : 136 mm à Chambolle, 125 mm à Chassagnes. Le double de la précipitation moyenne en juin… Des conditions idéales pour le mildiou.

Dans la région, la situation restait néanmoins saine dans la majorité du vignoble mais les techniciens s’attendaient à ce qu’elle évolue dans les prochains jours. Les bios sont mis à rude épreuve. Ils n’ont parfois pas eu d’autres choix que de renouveler leur traitement alors que la végétation était encore humide. Les techniciens leur recommandaient donc de vérifier régulièrement l’état sanitaire de leur parcelle, des défauts de protection ayant pu avoir lieu compte tenu de ces conditions exceptionnelles.

Les défauts de pulvérisation ne pardonnent pas

En Champagne, la situation évoluait également avec une nouvelle sortie de symptômes. Dans l’ensemble, elle restait sous contrôle, excepté dans les parcelles où il y a eu des défauts de pulvérisation dans la zone des grappes.

Dans le Bordelais, le mildiou est particulièrement virulent. Le BSV Nord Aquitaine du 12 juin signale de nouvelles attaques sur feuille et sur grappe mais qui restaient dans l’ensemble contenues et de faible intensité. Toutefois, il fait état de situations ponctuellement plus compliquées avec d’importants symptômes sur feuilles et grappes dans le Blayais, l’Entre-deux-Mers, le Libournais, le Sauternais, le Médoc, et le Pays Foyen.

Peu de parcelles indemnes dans le Gard

Dans le Midi, la situation est critique. Dans le Gard, elle s’est à nouveau aggravée. Le BSV Languedoc-Roussillon du 12 juin précise que dans ce département « Seule une infime minorité de parcelles sont encore indemnes (Bassin Alésien) et le nombre de parcelles très touchées avec perte partielle de récolte s’est encore accru. La partie sud du département (Costières, Sables et Plaine Littorale) reste encore la plus significativement touchée. Parmi les parcelles les plus touchées, le grenache est largement prédominant ». Dans l’Hérault, les symptômes ont aussi augmenté avec apparition de rot brun et de mildiou mosaïque. « La fréquence des symptômes peut atteindre, dans certaines parcelles observées, la totalité des grappes. Des pertes de récolte sont régulièrement notées », indique le BSV.

Situation explosive dans le Var

Situation explosive également dans la Var où la moitié des 45 parcelles observées cette semaine par la chambre d’agriculture dans le cadre du réseau de référence présentaient des symptômes sur grappe à des fréquences variables, selon les informations de son bulletin du 13 juin.

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VOS RÉACTIONS
Erico Le 15 juin 2018 à 19:17:03
Par dronne...vraiment n importe quoi..sur chaque feuille atteinte...gagagaga
Caterpillar Le 15 juin 2018 à 09:43:23
Tous les vignobles sont sévèrement touchés. C'est très compliqué. D'où l'intérêt de faire évoluer la législation française pour autoriser la pulvérisation par drone, plus précise, moins polluante, adaptée à tous les terrains et surtout indépendante de la portance des sols !
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