LE FIL

Des projets plein la tête

La feuille de route sur l'oenotourisme d’Hervé Novelli

Lundi 04 juin 2018 par Pierrick Bourgault
Article mis à jour le 07/06/2018 14:17:49

Hervé Novelli, président du Conseil supérieur de l’oenotourisme : 'Notre défi est de rationaliser sans complexifier, de rendre les choses simples.'Hervé Novelli, président du Conseil supérieur de l’oenotourisme : 'Notre défi est de rationaliser sans complexifier, de rendre les choses simples.' - crédit photo : Pierrick Bourgault
L’ancien ministre devient président du Conseil supérieur de l’oenotourisme et en prépare les premières Assises nationales le 20 novembre, avec 20 nouvelles propositions.

« Les touristes ne veulent plus dormir idiot, ni bronzer idiot et les hôtels doivent répondre à leurs nouvelles demandes. Les grandes chaînes sont déstabilisées par booking.com ou AirBnB et cherchent comment renouer un lien avec le public. C’est pourquoi je vais mobiliser leurs patrons, ainsi que des acteurs touristiques tels Pierre & Vacances et leur proposer une convention cadre. » Dix ans après la création du Conseil supérieur de l’oenotourisme avec Paul Dubrule (ancien sénateur UMP) et Michel Barnier (ministre de l’agriculture, à l’époque), Hervé Novelli en devient président. « Back home », sourit-il.

La cible : le touriste étranger

Hervé Novelli connaît bien les grands acteurs du tourisme, en particulier le groupe Accor dont Paul Dubrule préside toujours le Conseil de surveillance. C’est d’ailleurs le rapport Dubrule sur l’oenotourisme qui a inspiré Hervé Novelli lorsqu’il était au gouvernement. La cible visée est « le touriste étranger, soit 80 millions de visiteurs annuels, dont seulement 4,2 millions ont pour première intention la découverte des vins : il y a une marge de progression. Les touristes français sont moins nombreux et leur consommation de vins régresse. »

 

Les premières Assises nationales de l’oenotourisme se tiendront au Palais des Congrès à Paris, le mardi 20 novembre afin de réunir les professionnels du tourisme et ceux du vin. « Si un vigneron veut s’inscrire, il sera bienvenu, dans la limite des 1 000 places ». Objectif : valider 20 propositions (en cours de rédaction) pour une politique oenotouristique, sous la houlette d’une Fédération nationale qui réunira les 60 destinations labellisées en région. Une classification sur le modèle des étoiles de l’hôtellerie sera proposée. Ensuite, dès 2019, des assises locales seront déclinées en région. Guillaume Lemière et Martin Lhuillier en assurent l’interface chez Atout France.

Foisonnement de labels

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a confié à Hervé Novelli cette mission, dont il sait les difficultés : « Le foisonnement des labels tue les labels. Notre défi est de rationaliser sans complexifier, de rendre les choses simples », affirme le ministre qui s’y connaît en simplification : c’est lui qui a créé le statut d’auto-entrepreneur. Il est aussi à l’origine des labels Vignoble et découvertes, Maître restaurateur et Entreprises du patrimoine vivant.

 

Cependant, la loi évin ne l’inquiète pas : « Je ne suis pas le VRP de la viticulture, mais de l’oenotourisme. Je développe une politique touristique, comme lorsque j’étais député de Chinon. L’approche territoriale et patrimoniale nous évite ce conflit avec le thème de la santé. »

 

La méthode de cet expert en partenariats, apprécié par Sarkozy car il ne lui demandait pas d’argent : « Il n’y aura pas de subventions, mais un accompagnement. Je veux trouver des solutions qui ne reposent pas sur l’argent du contribuable ». La cotisation annuelle d’un vigneron serait de 20 €. Hervé Novelli poursuit ses rendez-vous et consultations avec les chambres d’hôtes, les chaînes hôtelières. Le 17 juillet, il rencontrera les interprofessions viticoles.

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé