LE FIL

Brexit

La filière vin « toujours dans le même brouillard »

Lundi 21 mai 2018 par Alexandre Abellan

« Filières anglaises et européennes, nous avons les mêmes intérêts : un accord de libre-échange sans tracas administratifs et avec une longue période de transition » résume Jean-Marie Barillère.
« Filières anglaises et européennes, nous avons les mêmes intérêts : un accord de libre-échange sans tracas administratifs et avec une longue période de transition » résume Jean-Marie Barillère. - crédit photo : Alexandre Abellan (Archives)
À l'occasion de la London International Wine Fair (21-23 mai), il apparaît que le fog reste dense entre Londres et Bruxelles à un an de la sortie anglaise de la communauté européenne.

« Aujourd’hui, personne ne peut dire comment cela va se passer après le Brexit. On sait juste qu’il y aura une période de transition. Avec le maintien du schéma commercial actuel signé jusqu’au 31 décembre 2020. Mais 2021, c’est demain ! » prévient Jean-Marie Barillère, le président du Comité Européen des Entreprises Vins (CEEV). L’expert le sait d’autant plus qu’il participe aujourd’hui à la table-ronde sur le Brexit, ouvrant la London International Wine Fair.

Mais si le sujet est au cœur des préoccupations des deux côtés de la Manche, les avancées sont encore faibles. « On est toujours dans le même brouillard… Qui est tellement épais que les délais devront être allongés » espère à haute voix Jean-Marie Barillère. Si les incertitudes sur les modalités du divorce perdurent, le front reste commun entre la filière continentale et l’Association Anglaise du Commerce des Vins et Spiritueux (WSTA).

"Le moins de perturbations"

« Nous sommes toujours sur la même longueur d’onde : faire que l’accord trouvé entraîne le moins de perturbations » résume Jean-Marie Barillère. Soit « un accord de libre-échange sans tracas administratif, sans droits de douane, ni documents administratifs à remplir.  Et avec une longue période de transition, c’est le point critique pour permettre de négocier » souligne le négociant champenois. Le temps que tout soit négocié, ratifié et mis en place, il y en a encore pour plusieurs années de statu quo espèrent les opérateurs de la filière.

« Nous avons fait remonter nos souhaits, ensuite les problématiques politiques priment sur celles économiques » note Jean-Marie Barillère, qui ajoute que si les incertitudes sur l’avenir persistent, les premiers effets du Brexit se sont déjà faits ressentir sur le marché anglais, suite à la dévaluation de la livre. « Le premier effet est connu, quant au reste… » conclut-il.
 

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