LE FIL

Jean-Martin Dutour

« Vinovision a le potentiel d’accueillir 1 000 stands à terme, dont 20 % de Loire »

Mardi 13 février 2018 par Alexandre Abellan

« Le rôle d’une interprofession n’est pas de financer un salon, mais d’appuyer les choix stratégiques correspondant aux besoins des opérateurs. Interloire ne finance rien du tout à Vinovision (excepté la logistique du stand de libre-dégustation, mis à disposition par Comexposium) » détaille Jean-Martin Dutour.« Le rôle d’une interprofession n’est pas de financer un salon, mais d’appuyer les choix stratégiques correspondant aux besoins des opérateurs. Interloire ne finance rien du tout à Vinovision (excepté la logistique du stand de libre-dégustation, mis à disposition par Comexposium) » détaille Jean-Martin Dutour. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
Prêchant pour le salon des vins septentrionaux à Paris, le président de l’interprofession des vins de Loire (Interloire) est convaincu par sa capacité à devenir une place de marché de référence pour tous les vins septentrionaux. Notamment avec le renfort de Vinisud l’an prochain.

Pour cette deuxième édition, les vins de Loire sont de nouveau en force à Vinovision…

Jean-Martin Dutour : Il n’y a rien de surprenant, le salon a été lancé suite à la réflexion d’Interloire, répondant à un souhait de la Confédération des Vignerons du Val de Loire. Nous avions une demande d’emblée, qui a conduit à de nombreuses inscriptions dès que le guichet a été ouvert. Alors que les autres vignobles devaient s’approprier le projet. Pour la première édition, il y avait un petit déséquilibre, avec des exposants de Loire sur les deux-tiers des stands. Cette année, il y a un rééquilibrage, la Loire compte pour la moitié des 350 exposants.

On estime que Vinovision a le potentiel d’accueillir 1 000 stands à terme. Dont 20 % pour la Loire, une fois qu’il y aura un rééquilibrage. L’an prochain, nous espérons que Vinovision atteindra 500 stands grâce à la venue de Vinisud dans l’autre hall.

 

Comment voyez-vous la tenue conjointe en 2019 des salons Vinovision et Vinisud à Paris ?

C’est génial ! Les deux salons vont garder leurs identités. Celle des vins du Nord-Est légitimée, nous avons une typicité de produits comme il en existe une en Méditerranée. Nous regrouper présente une véritable opportunité pour créer une alternative à Prowein. Un salon ne se fait pas en un an ou deux. Il faut s’inscrire dans le temps long.

Et nous aurions tort de ne pas utiliser l’image de Paris. Il y a dix ans, tout le monde s’étonnait qu’il n’y ait aucun salon à Paris, alors que tous nos visiteurs y passent pour aller à Angers, Montpellier…

 

Avez-vous des regrets à ne plus être présent, et soutenir, le salon des vins de Loire à Angers ?

En tant que négociant, si je voulais y aller, j’y serais ! Le salon des vins de Loire est très régional, avec une orientation bio et biodynamie qui correspond à certains, mais ne répond pas à mon positionnement. En tant que président de l’interprofession, il ne faut pas opposer les salons régionaux et nationaux. On ne va pas rayer d’un revers de la main des évènements locaux qui s’adressent à d’autres segments de marché.

Le concurrent de Vinovision, ce n’est pas le salon des vins de Loire, c’est directement Prowein*. Mais le salon de Düsseldorf est devenu tellement gros que nous y sommes invisibles. Placer la Loire dans le Nord de la France et non dans le monde nous donne de la visibilité et de l’attractivité.

 

* : Interrogé sur la place de Vinexpo Bordeaux, Jean-Martin Dutour estime qu’il s’agit d’un salon à la position « très marques et très Bordeaux… Le placement temporel est également compliqué. »

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