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Le vin de bordeaux rouge en nette hausse

Mardi 09 janvier 2018 par Colette Goinère

Contrairement aux transactions de vins en vrac de Bordeaux rouge sur l’ancien millésime, celles sur le nouveau sont en net recul (-19%).Contrairement aux transactions de vins en vrac de Bordeaux rouge sur l’ancien millésime, celles sur le nouveau sont en net recul (-19%). - crédit photo : Emmanuel Feruzi
Ce début de campagne caractérisé par un cours en nette hausse pour le vrac bordeaux rouge. Les échange sur l’ancien millésime sont actifs, mais pas sur le nouveau.

Anne Cécile Delavallade, directrice du service Economie et Etudes du CIVB (Conseil Interprofessionnel du vin de Bordeaux) est formelle : « Après 5 mois de campagne, le cumul des enregistrements en vrac en bordeaux rouge est en avance par rapport à la campagne passée. La progression de ces volumes est tirée par le millésime 2016. Il s’agit du plus haut niveau de transactions depuis la campagne 2012-2013 ».

Contrairement aux transactions sur l’ancien millésime, celles sur le nouveau sont en net recul (-19%). A Mourens, Ghislain Dubourg ne se précipite pas pour vendre son 2017. Ce viticulteur exploite 50 ha vend 99% de sa production en vrac, dont 80% en bordeaux rouge. Il a présenté ses vins aux concours de Paris, Bordeaux, Macon et Lyon. « Si nous obtenons des médailles, nous pourrons négocier les prix avec le négociant qui prend tout notre vrac depuis 17 ans », lâche-t-il. Des médailles qui font grimper le prix du tonneau. Mais pas seulement.

15 % de hausse par rapport à l'an dernier

La récolte 2017 est en fort repli après le gel du printemps dernier. Le marché en subit le contrecoup. Le production ne semble pas pressée pour vendre. Dans ce contexte, le prix moyen du vrac est nettement orienté à la hausse. Après cinq mois de campagne, le prix moyen pondéré du tonneau de 900 litres a bondi de 1272 € (141 €/hl, tous millésimes) en 2016/17 à 1465 € (161 €/hl) cette année, soit 15 % de mieux.

Une augmentation qui fait s’interroger Philipe Malet acheteur de la maison de négoce Sovex « Nos clients vont-ils suivre ? Ou se détourner vers d’autres AOC ? C’est toute la question ».

Dans l’affaire, Philipe Cazaux, directeur de l’Union de Guyenne à Sauveterre de Guyenne estime que les coops doivent jouer un rôle de modérateur. « Nous devons privilégier une vision sur le long terme avec le négoce plutôt que de jouer la flambée des prix et le court terme ».

Prudence du négoce

Le courtier Didier Lacoste, basé à Libourne observe que « le négoce reste prudent. Il fait le tri et n’est pas prêt à acheter n’importe quoi ». Mais il doute qu’au bout du compte, la sagesse l’emporte. Et de prédire un scénario identique à celui de 2013 : petite récolte, qualité moyenne et flambée des prix.

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