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Agro-écologie

Qu’ont en commun les AOC Bordeaux, Costières de Nîmes et Languedoc ?

Mercredi 29 novembre 2017 par Marion Sepeau Ivaldi

Jean-Pierre Van Ruyskensvelde, directeur de l'IFV, conclut la conférence sur l'agroécologie. Il insiste : 'dans ce foisonnement des initiatives et démarches agroenvironnementales, il faut veiller à leur harmonisation'.
Jean-Pierre Van Ruyskensvelde, directeur de l'IFV, conclut la conférence sur l'agroécologie. Il insiste : 'dans ce foisonnement des initiatives et démarches agroenvironnementales, il faut veiller à leur harmonisation'. - crédit photo : Marion Sepeau Ivaldi
Sur le Sitevi, les trois AOC tenaient conférence sous l’égide de l’Institut français et du vin le 28 novembre. Une chose les réunit.

L’AOC Bordeaux et Bordeaux Sup, Costières de Nîmes et Languedoc étaient réunies sur l’estrade de la conférence « Agroécologie et mise en œuvre des mesures environnementales », le 28 novembre au Sitevi, pour partager leur projet d’introduire des mesures agro-environnementales dans leurs cahiers des charges. Si l’AOC Languedoc vient tout juste de lancer le processus et se donne trois ans pour aboutir, Bordeaux et les Costières de Nîmes sont bien avancées. Toutes deux font partie des premières AOC à avoir déposé, auprès de l’Inao, les mesures qu’elles souhaitent s’imposer. Pour Bordeaux, « il s’agit de l’enherbement des tournières, de l’arrêt du désherbage intégral et l’obligation d’enlever et de détruire les pieds morts » a indiqué Florian Reyne, délégué général des AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieurs. En Costières de Nîmes, ce sont quatre mesures qui ont été portées auprès de l’Inao. « Nous souhaitons interdire le désherbage intégral et le paillage plastique. Nous avons choisi de limiter les apports azotés de synthèse à 30 unités/ha. Nous nous obligerons à ce que les tournières soient enherbées que ce soit par de la flore spontanée ou un semis » précise Bruno Manzone, des Costières de Nîmes. En ce qui concerne l’AOC, les choses sont plus floues car la réflexion vient de débuter. Leur président, Jean-Benoît Cavalier, a tout de même indiqué que l’AOC compter travailler sur l’enherbement des tournières, le désherbage intégral et l’entretien des murets et talus.

Comment communiquer ?

Ce premier pas des AOC viticoles pose de nombreuses questions. La première, et non des moindre, est celle du contrôle. Car l’inscription des ces mesures s’assortit de l’obligation que ces mesures soient contrôlables. Or, pour l’instant, les plans de contrôles ne sont pas rédigés. Par ailleurs, la question de la communication sur les engagements pris reste à construire. « L’envie de communiquer est là mais les moyens ne sont pas encore imaginés » explique Bruno Manzone. Et si l’envie est là, c’est qu’il ne « paraît pas concevable que les consommateurs ne puissent pas être sûr de ce qu’ils achètent quand ils choisissent une AOC viticole. Sur ce point de l’environnement, il faut qu’ils n’aient aucun doute » martèle Jean-Benoît Cavalier. Du côté de Bordeaux, un premier pas a été franchi. L’interprofession a lancé une carte des bonnes pratiques où chaque vigneron peut renseigner les actions qu’il fait en matière de protection de l’environnement et que le grand public peut consulter à l’envie !

 

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