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Vignoble de Loire
+60 % d'expression des maladies du bois en 2017

7 % des principaux cépages ligériens expriment l'esca et le BDA, avec des pics de surexpression pour les plantations âgées d'une vingtaine d'années, et celles de sauvignon blanc.
Par Alexandre Abellan Le 09 novembre 2017
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+60 % d'expression des maladies du bois en 2017
96 % des 102 parcelles étudiées en 2017 sont atteintes par des maladies du bois. - crédit photo : Techniloire
L

e chiffre a de quoi donner le tournis. En val de Loire, seuls 79,7 % des 17 250 ceps de cabernet franc, chenin blanc, melon et de sauvignon blanc étudiés en 2017 par l’Observatoire des Maladies du Bois* sont considérés comme pleinement sains et productifs. Une proportion en chute depuis les premières observations de 2014 (86,1 %), principalement à cause de la hausse des symptômes d’esca ou Black Dead Arm (BDA), et des arrachages qui en découlent.

En val de Loire, les 20 % improductifs sont composés de jeunes ceps non-productifs (6,2 % de complants et recépages), de pieds manquants (6,9 % absents ou morts), de pieds touchés par l’esca ou BDA (6,9 %) et d’eutypiose (0,1 %). Si la part de renouvellement des ceps est stable, le poids des ceps exprimant l’esca a bondi en un an (+60 %). Cette surexpression étant davantage le fait de pieds totalement symptomatiques (64 % des observations) que partiellement touchés (36 %).

Facteurs aggravants

Les parcelles exprimant le plus les maladies du bois sont celles plantées entre 1996 et 2000, avec des taux de 8,8 % pour l’esca ou BDA, quand il est de 5,8 % pour les vignes plantées avant 1993 ou de 2,8 % pour celles datant de 2008-2012. Le sauvignon blanc exprime le plus les maladies du bois, avec un taux de 10,7 % cette année (jusqu’à 14,9 % pour plantations entre 1995 et 2001). Le melon est également sensible (8,2 % d’expression en moyenne), quand le cabernet franc et le chenin blanc sont plus robustes (3,5 et 4,4 %).

Si les taux ligériens sont moins importants qu’à Cognac (10 % des pieds touchés en moyenne), leur bond en 2017 confirme le sentiment d’un millésime à esca. « Quand il y a le plus d’esca, c’est en général après un printemps poussant suivi d’un coup de sec » analyse François Dal, conseiller viticole au Service Interprofessionnel de Conseil Agronomique, de Vinification et d'Analyses du Centre (SICAVAC), qui estime n’avoir jamais vu une telle expression d’esca à Sancerre de toute sa carrière.

 

* : Organisme opérationnel depuis 2013, étudiant sur le vignoble de Loire 102 parcelles plantées en moyenne il y a 21 ans. L’Observatoire a été fondé par l’interprofession des vins AOP et IGP du val de Loire (InterLoire) et les Chambres d’Agriculture des départements ligériens. Cliquer ici pour accéder au résumé des données 2017.

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