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Campagne 2017

Nouveau recul du marché vrac Beaujolais nouveau

Jeudi 16 novembre 2017 par Juliette Cassagnes

Les volumes de Beaujolais nouveaux, vendus en octobre 2017 sur le marché vrac, sont en baisse de 5% environLes volumes de Beaujolais nouveaux, vendus en octobre 2017 sur le marché vrac, sont en baisse de 5% environ - crédit photo : J Cassagnes
Les transactions vrac en Beaujolais et Beaujolais villages entre opérateurs touchent à leur fin. Les chiffres quasi-définitifs indiquent une nouvelle baisse des volumes vendus.

L'année 2017 a été marquée par une récolte précoce, faible en quantité, surtout dans le sud de la région, et d'un point de vue qualitatif, par un niveau très satisfaisant : les vins sont « charnus », « concentrés », « colorés », « proches des caractéristiques de 2015 ». 

Cette baisse de l'offre disponible n'a pas eu d'impact à la hausse sur le marché vrac des primeurs. Avec 145 500 hl enregistrés au 2 novembre, contre 153 000 hl l'an passé à la même date, les volumes vendus diminuent de 7 500 hl, dont 6 000 hl pour l'appellation Beaujolais. « Il reste encore une poignée de contrats à passer, mais le gros est fait et ce volume ne sera pas rattrapé », prédit David Ratignier, vice-président de l'interprofession et membre de l'ODG Beaujolais.

Des prix stables mais pas en hausse...

En moyenne, l'AOP Beaujolais nouveau s'est échangée à un prix de 199€/hl, contre 201€/hl l'an dernier, et l'AOP Beaujolais-villages à 205€/hl, contre 206€/hl. « L'objectif que nous nous étions donnés, de stabilisation du marché n'est donc pas atteint », constate, déçu, le responsable professionnel. « On le sentait, la campagne a duré à peine 2 semaines, commente Sébastien Coquard, président d'Agamy, premier producteur de la région. Mais au niveau de la cave, on s'en est bien sorti, en vendant quasiment tous nos volumes ».

"Un problème de référencement "
Les deux marchés qui « souffrent » sont l'export, Japon en tête, où les entrées de gamme continuent de perdre du terrain, et la GD française, à cause d'un déficit de référencement dans les linéaires : « Des magasins vont être en rupture au bout de 48 h alors qu'ils pourraient en vendre sur 15 jours sans problème », regrette David Ratignier. « C'est compliqué, il faut être plus innovant, monter des opérations avec les distributeurs, le circuit CHR, les grossistes, et avoir un budget pour la PLV, mais cela fonctionne », positive de son côté Bruno Mallet, de la maison de négoce Vins Aujoux, qui enregistre une croissance de ses ventes tant en GD que sur le réseau traditionnel. 

Ce dernier a par ailleurs constaté cette année une « grosse demande » en vins bio, sur ces deux marchés. « Mais les rendements ont été particulièrement faibles et l'offre reste très réduite, nous n'avons donc pas pu fournir », indique ce dernier.

Les espoirs reposent désormais sur la vente directe des vins primeurs par les caves particulières ou coopératives, un débouché qui tend à se développer au fil des ans...

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