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Intoxication phyto
Non-lieu pour les châteaux voisins de l’école de Villeneuve-de-Blaye

Momentanément classée, cette affaire emblématique du vivre-ensemble viticole n’est pas finie, une association annonçant un recours malgré le manque de preuves révélé par l’instruction.
Par Alexandre Abellan Le 08 septembre 2017
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Non-lieu pour les châteaux voisins de l’école de Villeneuve-de-Blaye
Quatre parcelles de vigne se trouvent autour du groupe scolaire de Villeneuve-de-Blaye. Celles traitées ce 5 mai se trouvent à l'Ouest (en conventionnel, Éperon Pépite et Pepper) et à l'Est (en bio, héliocuivre et souffre). Archives Vitisphere - crédit photo : Archives Vitisphere
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is en examen pour « utilisation inappropriée de produit phytopharmaceutique », les châteaux de Barbe et Castel la Rose bénéficient d’un non-lieu « faute de charge ». Comme le conclut dans son ordonnance du 4 septembre le juge d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Libourne. En dix pages, le dossier d’instruction estime que l’intoxication des vingt-trois écoliers et de leur institutrice de l’école élémentaire de Villeneuve-de-Blaye ne peut, en l’état, être reliée aux traitements phytosanitaires réalisés le 5 mai 2014.

« Si la chronologie des faits ainsi que l’ensemble de ces éléments permettent de soupçonner que ces malaises ont été causés par un entraînement des produits hors des parcelles traitées, force est de constater qu’aucun élément objectif ne permet de l’assurer » conclut l’ordonnance. Le juge d’instruction ajoutant que « si les symptômes ressentis présentent des similitudes avec les risques liés à l'usage de ces produits épandus, ces symptômes ne relèvent pas une adéquation parfaite et n'excluent pas que leur cause puisse résider dans un autre événement ».

Épandages litigieux

Ces conclusions valident les témoignages des deux propriétés viticoles ayant traité les parcelles voisines, qui rapportent des traitements réalisés durant la présence des élèves en classe et des vents peu importants, donc inférieurs à la limite légale de 19 km/h. « Force est de constater qu’aucun relevé spécifique à cette commune n’existe » souligne le juge d’instruction. Ajoutant que « si la localisation ainsi que l’orientation et l’intensité du vent permettent de soupçonner que des vents de plus de 19 km/h ont soufflé sur le lieu des faits lors des épandages litigieux, force est de constater que cette preuve n’est pas formellement établie ».

Cette prudence irrite logiquement les associations anti-phytos, qui ont immédiatement réagi à cette ordonnance. « Il serait sûrement très pertinent de demander désormais aux directeurs-trices d'écoles d'investir dans des anémomètres placés dans les cours pour qu'un jour cet article 2 de l'arrêté du 12 septembre 2006 (devenu celui du 4 mai 2017) puisse se voir appliquer » raille dans un communiqué l’association Générations Futures. S’étant portée partie civile, le collectif citoyen annonce sa volonté de poser un recours devant la chambre d'instruction de la Cour d'Appel de Bordeaux.

Zones sensibles

Particulièrement médiatisé, ce dossier est hautement symbolique. Pour le vignoble, l’affaire de Villeneuve-de-Blaye a marqué une phase de prise de conscience et dévolutions des pratiques. D’autant plus que des arrêtés préfectoraux définissent désormais les lieux sensibles et points d’eau à prendre en compte lors des traitements. Que ce soit en termes d’horaires ou de distances, dans la continuité du nouvel arrêté phyto.

Contactées, les deux propriétés viticoles n’ont pour l’instant pas donné suite aux sollicitations de Vitisphere.

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Tous les commentaires (1)
Baraud Le 09 septembre 2017 à 20:51:36
Les viticulteurs et viticulteurs sont largement conscient des problématiques phytosanitaires qu'ils soient d'origine chimiques ou naturelles produits par les mêmes usines! Moi j'aimerais que le monde rurale s'intéresse plus à ses associations pseudo-écolos et leurs financements ! Ils reçoivent bien plus de subventions que nous producteurs,ce sont bien souvent de bobo écolos venant des villes qui ne se préoccupent pas de la pollution dans celles-ci! Les mêmes ne se posent pas la question de ce qu'ils consomment et je ne parle pas que dans l'alimentaire car les textiles,meubles,produits high-tech venant de produits ou l'on utilise souvent des produits chimiques qui peuvent être considérés comme pesticides! Graces a à ces associations qui vont faire la part belle aux importations le monde agricole est en train de mourrir ! Dommage qu'elles ne mettent pas autant d'énergie à taper sur les pharmaciens car on est bien le pays qui utilise aussi le plus de médicaments enfin des produits phyto pharmaceutiques qui est la vrai dénomination des produits phytosanitaires
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