Accueil / Viticulture / La Savoie toujours en quête d'une solution de protection anti-grêle

Aléas climatiques
La Savoie toujours en quête d'une solution de protection anti-grêle

Depuis le durcissement de la législation en matière de détention d'explosifs et la remise en question des financements publics, la viticulture, et plus largement l'agriculture savoyarde, continue de se chercher une solution de lutte anti-grêle.
Par Juliette Cassagnes Le 11 juillet 2017
article payant Article réservé aux abonnés
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin
La Savoie toujours en quête d'une solution de protection anti-grêle
Le vignoble de Savoie cherche un moyen de se protéger efficacement de la grêle, mais reste en attente de nouveaux financements - crédit photo : site vindesavoie.net
L

'incertitude quant au moyen de protéger les vignes et les arbres fruitiers demeure en Savoie... Le sujet a été discuté à Chignin ce mardi 27 juin 2017 lors de l'assemblée générale de l'Association d'étude et de gestion des risques climatiques de Savoie, qui regroupe 314 tireurs de fusées anti-grêle, tous agriculteurs, arboriculteurs, ou viticulteurs, et les communes concernées.

Depuis le durcissement de la réglementation concernant la détention et le transport d'explosifs il y a quatre ans, ces professionnels ont dû revoir leur méthode de lutte, privés du droit d'utiliser les fusées de type « 614-E ».

Des demandes de financements en attente de réponse
En remplacement, ils ont eu, depuis, recours aux fusées dites de « nouvelle génération », toujours à base de sels hygroscopiques, mais sans matière explosive. Or celles-ci ne donnent pas satisfaction, la bonne diffusion dans les nuages étant trop aléatoire et sa fabrication par Lacroix défense de toutes façons stoppée.

Une réflexion est donc désormais lancée pour étudier la solution Laïco des ballons à hélium proposée par Sélerys et Lacroix défense, qu'ils aimeraient pouvoir tester à partir de la campagne 2018. Les administrateurs ont préféré écarter la solution de l'iodure d'argent, pour des questions « d'image et d'environnement ».

Mais étant donné son coût, la bonne suite dépendra surtout des financements que l'association décrochera d'ici là de la part des collectivités territoriales. « Ils sont remis en question depuis 2017, nous ne savons pas si nous serons financés à l'avenir. Nous attendons toujours une réponse que nous devrions avoir à l'automne », précise Lucille José, technicienne FDSEA chargée du dossier.

Tags : Grêle Savoie
Partage Twitter facebook linkedin
Tous les commentaires (0)

Pas encore de commentaire à cet article.
© Vitisphere 2022 - Tout droit réservé