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Le monde du vin sans la Grande-Bretagne
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Brexit
Le monde du vin sans la Grande-Bretagne

UK trade policy observatory vient de publier une étude économique des conséquences du Brexit sur le marché mondial du vin. Si la Grande-Bretagne applique des tarifs douaniers, c'est à un vrai bouleversement des équilibres du marché qu'il faut s'attendre.
Par Marion Sepeau Ivaldi Le 06 juin 2017
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Le monde du vin sans la Grande-Bretagne
Les prix des vins pourraient augmenter de 22 % à l’horizon 2025 en Grande-Bretagne et les volumes baisser de 28 %. - crédit photo : Eduard Militaru
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arue en May, l’étude « Will Brexit harm UK and global wine markets ? » (Le Brexit va-t-il faire du mal à la Grande-Bretagne et aux marchés globaux du vin ?), du UK trade policy observatory répond par l’affirmative si la Grande-Bretagne applique les mêmes tarifs douaniers que l’Union européenne. Dans le scénario le plus dur, les prix locaux pourraient augmenter de 22 % à l’horizon 2025 et les volumes baisser de 28 %. Cette évolution serait provoquée principalement par la baisse du revenu global du pays (jouant pour 16 % dans l’évolution) et la dévaluation de la livre (jouant pour 20 % dans l’évolution). La hausse des tarifs douaniers jouerait un rôle secondaire : ils expliqueraient seulement 5 % de l’évolution. Les volumes vins super-premiums et les vins effervescents seraient les plus touchés.

Les importations mondiales en baisse

Par rapport aux projections réalisées sans Brexit, les importations britanniques perdraient 432 millions de litres et les importations mondiales 240 millions de litres. Il y aurait un déport des importations vers d’autres pays : les importations tous marchés confondus hors Grande-Bretagne pourraient croître de 192 millions de litres. En clair : la concurrence va s’exacerber ailleurs. Sur le marché de l’Union européenne à 27, notamment, où les vins Chiliens et Sud-Africains (qui bénéficient également d’un accord de libre-échange avec l’Union européenne), pourraient vouloir chercher un relais de croissance... Les importations européennes pourraient ainsi augmenter de 133 millions de litres par rapport à un scénario sans Brexit, mais baisser en valeur de 217 millions de dollars.

Mais ce détournement des échanges sera limité. L’étude prédit que les Européens, les Chiliens et les Sud-Africains pourraient voir leurs exportations baisser de façon significative. D’environ 151 millions de litres et de 1,2 milliard de dollars, par rapport aux projections sans Brexit. Les États-Unis, l’Australie, l’Argentine et la Nouvelle-Zélande pourraient, dans une moindre mesure, connaître une compression de leurs exportations.

 

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