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Un collectif se bat pour limiter le plan de lutte contre la flavescence dorée
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Côtes du Rhône
Un collectif se bat pour limiter le plan de lutte contre la flavescence dorée

En Ardèche, des vignerons et des citoyens ont constitué le Collectif 07 Stop Traitements Toxic flavescence vignes après la découverte d’un foyer de flavescence dorée à Saint-Juste sur Ardèche (07). Ils ont obtenu de l’administration que la zone de traitement soit la plus réduite possible.
Par Chantal Sarrazin Le 19 avril 2017
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Un collectif se bat pour limiter le plan de lutte contre la flavescence dorée
La découverte d'un foyer de flavescence dorée en Ardèche a conduit à la création d'un collectif visant à limiter au maximum l'utilisation des produits de lutte contre la cicadelle. - crédit photo : Université de Bordeaux
«

 Nous voulons que la population soit informée des périodes de traitement qui vont intervenir contre la flavescence dorée », lance Hélène Thibon, vigneronne à Saint-Marcel d’Ardèche et membre du collectif Collectif 07 Stop Traitements Toxic flavescence vignes. Celui-ci a été créé au lendemain de la découverte d’un foyer de flavescence dorée à Saint-Just sur Ardèche lors des vendanges 2016. « Car les produits qui sont utilisés contre ce fléau sont des neurotoxiques », renchérit la vigneronne.

Protection des écoles

Le collectif a fait part de ses inquiétudes aux responsables du Service régional de l’alimentation (SRAL) et de la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf) lors d’une rencontre organisée le 17 mars dernier. « Nous avons réussi à faire prendre en compte la nécessité d’exclure de la zone de traitement avec insecticides les parcelles de vigne qui jouxtent l’école, souligne Hélène Thibon. Elles ne sont pas contaminées mais elles se trouvent dans le périmètre du plan de lutte obligatoire contre l’expansion de la maladie. » L’administration a mis une condition : le propriétaire des vignes devra réaliser une prévention fine à cet endroit. « Nous avons également obtenu que la zone de traitement soit la plus réduite possible afin d’éviter au maximum les riverains », enchaîne Hélène Thibon. Le plan de lutte obligatoire va également imposer la prospection dans les parcelles pour repérer les éventuelles vignes contaminées. Après formation, des citoyens pourraient épauler les vignerons dans leur recherche.

Le collectif a fait valoir d’autres revendications. Il a ainsi demandé la rédaction d’un arrêté préfectoral imposant le traitement des plants à l’eau chaude pour les plantations qui interviendront en 2018. « Nous voulons ainsi éviter une nouvelle propagation de la maladie », indique Hélène Thibon. À ce jour, les dates de traitement ne sont pas encore connues. Dès qu’elles le seront, le collectif informera la population via son site internet, les réseaux sociaux et des envois de SMS.  

 

 

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