LE FIL

Vins et Spiritueux

La valeur des exportations françaises en hausse de 1,2 % en 2016

Jeudi 09 février 2017 par Christelle Stef

De gauche à droite : Philippe Casteja (Borie Manoux), Christophe Navarre (Président FEVS), Louis-Fabrice Latour (Maison Louis Latour)De gauche à droite : Philippe Casteja (Borie Manoux), Christophe Navarre (Président FEVS), Louis-Fabrice Latour (Maison Louis Latour) - crédit photo : Christelle Stef
En 2016 la valeur des exportations française de vin et spiritueux enregistre un nouveau record avec un chiffre d’affaires de 11,9 milliards d’euros. Cette croissance est portée par les spiritueux, notamment le Cognac.

11,9 milliards d’euros. Telle est la valeur des exportations de vins et spiritueux enregistrée en 2016. C’est l’équivalent de 118 airbus. « C’est un nouveau record même si l’augmentation en valeur n’est que de 1,2 % par rapport à 2015 et que les volumes expédiés (188 millions de caisses de 12 bouteilles, ndlr) sont globalement  stables », a commenté Christophe Navarre, le président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS) le 9 février lors d’une conférence de presse à Paris. Avec un excédent commercial de 10,5 milliards d’euros, les vins et spiritueux confortent ainsi leur deuxième place sur la balance commerciale derrière l’aéronautique mais devant les parfums et les cosmétiques.

Taux de change euro/dollar favorable

Les facteurs favorisant cette dynamique ? Un taux de change euro/dollar favorable aux exportations françaises et une forte progression des marchés américains et chinois.

La croissance en valeur est portée par celle des spiritueux (+5,2 %), notamment par le Cognac qui réalise d’excellentes performances : +6,5 % en valeur et + 5,5 % en volume.

Le chiffre d’affaires des vins (7,9 milliards d’euros) est en léger retrait de 0,8 %. Celui des vins tranquilles se maintient à 5 milliards d’euros. Mais celui des effervescents est impacté, notamment le Champagne qui accuse une baisse de 2,5 % en valeur. En cause : la livre sterling qui a « dévissé et qui a pénalisé nos exportations en Angleterre », a expliqué Christophe Navarre. Or l’Angleterre est le deuxième marché de destination pour le Champagne.

Poursuite de la baisse des volumes

Mais ce qui inquiète les exportateurs c’est surtout la poursuite de la baisse des volumes de vins expédiés (-1,8 %). « C’est lié aux faibles récoltes qui ne permettent pas de répondre à la demande et à la hausse des prix », a détaillé Christophe Navarre. Cela pénalise la compétitivité des vins français sur certains marchés. C’est le cas par exemple en Allemagne qui est souvent un marché de prix.

Or le millésime 2016 est de nouveau déficitaire, avec toutefois des disparités selon les régions. « Il y a une belle récolte en rouge à Bordeaux. C’est de bon augure. Mais la récolte 2016 reste la plus faible depuis 30 ans. Elle met en évidence la fragilité de l’outil de production. Cela pénalise nos capacités à exporter durablement et solidement. Cela s’inscrit dans un contexte où nos concurrents sont capables de fournir. Il faut qu’un changement s’opère et il faut développer nos capacités de production », a insisté Christophe Navarre.

Les opérateurs restent toutefois confiants pour 2017 « On a la chance de commercialiser des millésimes de qualité », s’est réjouit Christophe Navarre.

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