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Vinisud 2017, les vins méditérannéens en goguette à Montpellier

Mardi 31 janvier 2017 par Marion Sepeau Ivaldi, Juliette Cassagnes, Bertrand Collard, Sharon Nagel

60 % des importateurs présents sur le Forum international d'affaires visitent Vinisud le 31 janvier.60 % des importateurs présents sur le Forum international d'affaires visitent Vinisud le 31 janvier. - crédit photo : Marion Sepeau Ivaldi
Le salon ouvre ses portes ce 29 janvier. Suivez en direct les nouveautés, le résumé des conférences et des interviews sur ce fil d'actus.

18h13 

Clap de fin

Avec 16 985 visiteurs comptabilisés le soir du deuxième jour de Vinisud, le salon pense pouvoir atteindre les 20 000 visiteurs, l'objectif qu'il s'était fixé. Globalement, les exposants se sont dits plutôt satisfaits. Mais ils se montrent plutôt nuancés sur l'ouverture le dimanche. Vitisphere vous en dit plus avec un papier bilan de salon demain 1er février.

 

15h00, le 31/01

 

Un coup de jeune pour le rosé de Provence Gabriel Meffre

La maison rhodanienne Gabriel Meffre a revu l'habillage de son rosé Côtes de Provence, qu'elle propose à l'occasion du Vinisud 2017 (à droite sur la photo). « Après six années d'existence, nous voulions changer le pack pour renouveler le vin, explique Valérie Vincent, responsable marketing. L'univers des vins rosés de Provence reste en effet très concurrentiel et le packaging compte beaucoup ». Le format de l'étiquette a été affiné et une couleur plus sombre a été privilégiée pour celle-ci et pour la capsule. L'idée : avoir plus de contraste avec le vin et donner une image plus « premium».

La typologie, en rose "à chaud traité en pointe de diamant", donne également un rendu plus « premium » et rappelle « l'explosion aromatique du vin ». 50000 cols sont actuellement écoulés à un prix d'environ 9€, auprès de restaurants et bars de bords de mer. Disponible en 4 formats, il s'intègre dans la gamme « signature » de la maison, qui compte par ailleurs 9 autres appellations. La clé d'entrée de celle-ci : « des assemblages de terroirs et de cépages ». C'est en outre le seul vin issu de cette région viticole proposé par l'entreprise.

 

14h30, le 31/01

Rosine, un « rosé gastronomique » présenté par la famille Fabre

La famille Fabre, propriétaire de multiples domaines dans l'Aude et l'Hérault, lance sur le salon Vinisud 2017 un nouveau rosé. Baptisé « Rosine », en hommage à l'arrière grand-mère de Louis Fabre, il est issu du vignoble du château Fabre-Gasperets, dont le vignoble couvre 75 ha en AOC Corbières et Corbières-Boutenac.

Comme tous les autres produits de la famille, c'est un vin certifié bio. Issu de l'appellation Corbières, il est le résultat d'un assemblage de Cinsault, Grenache et Mourvèdre, du millésime 2015. Il a la particularité d'avoir été élevé en barriques pendant 6 mois, et présente des notes légèrement oxydées, d'abricot et de miel. Son potentiel de garde va de 1 à 5 ans. Il est destiné à être dégusté lors d'un repas, en accompagnement de plats salés ou sucrés. Positionné sur un segment premium avec un bouchon verre, il est commercialisé au prix de 14,20€ TTC départ cave. 3000 bouteilles ont été produites pour cette première année, pour la vente directe et le circuit traditionnel. 

14h07

Hélène Cadeau reçoit le prix de l’oenotourisme

Le pôle œnotourisme, nouveauté de Vinisud 2017, a accueilli ce 31 janvier la remise du prix de l’oenotourisme de Wine Tourism in France. La lauréate, Hélène Cadeau, œuvre depuis 2010 au sein du service « Territoires et Thématiques » du Pôle développement d’Hérault tourisme. Elle a tenu a souligné que le travail effectué est le résultat d’un effort partagé avec Muriel Pagano qui travaille à la communication. « Notre action commune, l’une sur le terrain, l’autre en promotion a permis le développement de l’oenotourisme en Hérault » souligne-t-elle. Le département dispose de quatre destinations labellisées Destination Vignobles et deux sont en cours. Au total, la région Occitanie est labellisée pour douze destinations dont neuf en Languedoc-Roussillon. Native d’Angers, Hélène Cadeau a fait des études de géographie, avant de se spécialiser dans le tourisme et le développement locale. Elle a notamment travaillé en Espagne dans l’univers de l’agri-tourisme.

 

13h45, le 31/01

Le caillou glacé qui ne dilue pas le rosé

Impossible de passer à côté de leur stand, dans le hall B. Il annonce grande lettres claires sur fond noir : la Grande Sieste Le nouveau grand vin d’Aniane. Boris et Leticia Leclercq sont venus pour faire connaître le domaine qu’ils ont acquis en 2015 et, surtout, pour lancer leur caillou rosé.

C’est un petit berlingot de 2 cl de rosé de leur domaine La Grande sieste, un IGP Saint-Guilhem-le-Désert. On le place au congélateur. Juste après avoir servi le vin, on ouvre un berlingot bien gelé. Et on expulse le glaçon dans le verre. C’est donc le glaçon de vin qui refroidit vin. Et comme les deux sont du même tonneau, exit la dilution 

Boris et Leticia Leclercq ont pensé à tout. Aux bars de plage et aux lieux branchés, ils proposent un minicongélateur dédié au caillou rosé. Les barmens y stockent les berlingots. Pour chaque commande d’une bouteille de rosé de la Grande sieste, ils déposent cinq cailloux dans le seau à glace. Et en avant pour le service !

Les berlingots seront également distribués par les cavistes, dans de longues boîtes rectangulaires de 5 qui font immédiatement penser aux boîtes de capsules Nespresso. Il leur est conseillé de vendre une boîte par bouteille. Pour les fans : un T-shirt « Le rosé, frappez le sans le noyer » est prévu.

 

Au caveau, le rosé est vendu 13 € le col et la boîte de 5 cailloux, 1,50 €.

 

 

13h00, le 31/01

Le Cellier des Dauphins se positionne sur le créneau des vins allégés en alcool

Pour célébrer les 50 ans de sa marque, le Cellier des Dauphins lance à l'occasion du salon Vinisud une nouvelle gamme de vins à tenir réduite en alcool : « 10° à l'ombre ». Comme son nom l'indique, les vins titrent à 10° alc. et sont proposés dans les trois couleurs, en IGP Méditerranée millésimés.

 

La forme et le blason de la bouteille historique caractéristiques du Cellier des Dauphins ont été conservés, mais le verre a été poli pour donner un rendu « givré » pour plus de fraîcheur. L'étiquette transparente laisse apparaître le dessin d'un store sous lequel sont apposées la nouvelle marque et la signature « Cellier des Dauphins », qui sert de « caution ». Le bouchage choisi permet un rappel du store présent sur l'étiquette. Ils seront distribués en GD à un prix avoisinant 3,80€.

 

11h40, le 31/01

 

De nouvelles bulles chez les Vignerons ardéchois...

 

Les Vignerons ardéchois lancent trois vins pétillants, déclinés dans les trois couleurs. Les bouteilles portent la marque Orélie, déjà présente sur sa gamme de vins tranquilles élaborés à partir d'assemblages originaux. Ces derniers connaissent un beau succès auprès des cavistes et sont écoulés à 1 million d'exemplaires. L'idée de Philippe Dry, son directeur : reprendre ce concept mais cette fois pour des pétillants, en conservant des associations originales de cépages : Syrah-Gamay ou encore Sauvignon-Chardonnay. « Ceux qui boivent l'Orélie en version tranquille boiront les effervescents », envisage celui-ci. La cible : des consommateurs occasionnels mais pas forcément experts, qui sont de plus en plus nombreux. « Il fallait donc une communication simple pour un produit simple : ce sont des bulles pour se faire plaisir, à boire dans un moment de convivialité ».

 

...Et une nouvelle gamme Terroir

 

Le groupement de coopérative Les Vignerons ardéchois a par ailleurs décidé de compléter son segment coeur-de-gamme en proposant une nouvelle gamme basée sur le terroir et le cépage. Cinq nouveaux vins sont disponibles : 3 blancs (cépages viognier, chardonnay et sauvignon) et 2 rouges (pinot noir et syrah). Ils sont issus de raisins sélectionnés sur des parcelles précises, dont la surface avoisine 500 hectares, et suivies par des techniciens de la cave. Les vins ont fait l'objet d'un élevage sur lies.

La mention Ardèche est clairement affichée sur les étiquettes, de même que le cépage et le nom du terroir. Ces vins sont destinés aux circuits traditionnel, particuliers et export. La commercialisation démarre début 2017. 40000 cols ont été produits par cuvée. Ils devraient être vendus à un prix de 6-8€ chez les cavistes.

 

11h15, le 31/01

Laxé : un relooking pour plus de modernité

 

Le domaine de Laxé (Fources, Gers) a relooké l'habillage de sa gamme « Friandise ». Pour les trois couleurs, les bouteilles arborent désormais une étiquette identique, transparente et holographique. Toujours obturée avec un bouchon verre et une capsule transparents, le look se veut plus encore plus « moderne, épuré et original », pour plus de « visibilité ». Autre changement introduit : le vin blanc est désormais proposé dans une bouteille transparente, contre verte auparavant, mettant plus en valeur le vin. Cette gamme, lancée il y a deux ans, se développe progressivement et représente aujourd'hui 50000 cols commercialisés auprès du circuit CHR.

 

10h05, le 31/01

Grande distribution : une croissance à deux chiffres pour le Côtes-du-Rhône bio du Cellier des Dauphins

Les ventes de vins Côtes-du-Rhône bio du Cellier des Dauphins continuent leur progression. Distribués exclusivement en GD, leurs ventes ont enregistré sur l'année 2016 une croissance en volume de 18%. Elles représentent désormais l'équivalent de 570000 cols. Proposée en formats Bib et bouteilles de 25 cL et 75 cL, la gamme a été lancée en 2008 et connaît une « croissance régulière » depuis cette date. « Elle est le fruit d'un travail de fond, de longue haleine, auprès des distributeurs », précise Catarina Esteves, responsable marketing.

Les vins bio représentent désormais 5% des volumes écoulés de la marque Cellier des Dauphins.

18h40, le 30/01

Ne dîtes pas « œnotourisme » mais « ampélotourisme »

 

Jacques Maby, géographe à l’Université d’Avignon est intervenu à la conférence « Comment l’oenotourisme peut créer l’univers de la marque » ce 30 janvier. « Je préfère parler d’ampélotourisme » a-t-il déclaré. Ce néologisme veut traduire plus précisément l’activité en question. « Oeno vient de vin, ampélo veut dire vigne » a-t-il expliqué. Or les touristes souhaitent voir les vignes. "Ils sont là pour observer quelque chose : un symbole qui parle à l’esprit et au cœur. Or le paysage évoque et suscite la nostalgie, cette petite souffrance liée au désir de retour ». De quoi donner envie aux touristes de revenir ou de racheter une bouteille…

18h12, le 30/01

60 % des acheteurs du FIA ont prolongé leur séjour d’un jour

Le Forum international d’affaires (FIA) se termine ce 30 janvier. 150 importateurs en provenance e 46 pays ont pu rencontrer 242 entreprises régionales (dont certaines de Gaillac, Gascogne ou Cahors). « En tout, 1500 rendez-vous sur deux jours ont été organisés » se satisfait Pascal Barbe, responsable adjoint du département vin de Sud de France développement qui organise le rendez-vous d’affaires. Le FIA touche toute la diversité des entreprises. « Nous avons des importateurs qui ont un réel besoin en terme de service commercial et qui touchent des structures de commercialisation de taille importante. D’autres importateurs se tournent vers les petits producteurs et là, leurs critères d’achat est orienté vers les récompenses et les médailles » commente Pascal Barbe.

 

60 % des importateurs ont prolongé leur rendez-vous d’un jour pour visiter Vinisud le 31 janvier. En 2015, lors du précédent FIA, 160 000 bouteilles avaient été commandées dans les six mois après l’événement.

 

15h46, le 30/01

Millennials de Londres et de New-York, identiques au détail du porte-monnaie

 

Directrice associée de l’agence SoWine, Marie Mascré a présenté le 30 janvier une étude sur les tendances de consommation de vin chez les millennials en 2016, réalisée pour Vinisud. Conclusion de l’étude : les vins méditerranéens jouissent d’une très bonne image chez les jeunes consommateurs de vin mais souffrent d’un déficit de notoriété. Par ailleurs, les jeunes londoniens ne sont pas très différents dans le mode de consommation : ils consomment davantage le week-end en soirée, à domicile et avec des amis, leur critère d’achat principal est le prix. Ils achètent préférentiellement en supermarchés. Reste quelques nuances entre les deux villes. Notamment, concernant le budget. 67 % des New-Yorkais déclarent dépenser plus de 20 euros tandis que le budget de 54 % des Londoniens enquêtés se situe entre 6 et 12 euros. Sur les vins effervescents, les Londoniens placent les bulles en premier type de vin préféré. Ces vins ne sont qu’en seconde position dans le cœur des New-Yorkais. Cependant, ceux-ci en consomment une à plusieurs fois par semaine tandis qu’à Londres, c’est seulement quelques fois par an qu’un effervescent est ouvert.

 

13h53, le 30/01

Une quarantaine d’exposants à la nouvelle vague

 

 

Ils sont jeunes et commencent tout juste à proposer leur vin. A l’espace La nouvelle vague de Vinisud, une quarantaine de vignerons ou jeunes entreprises présentent leurs produits. Parmi eux, les frères Vincent et Pascal Laurens, installés, l'année dernière, sur le domaine éponyme. Ils exploitent 22 hectares en Marcillac et commercialisent 40 % de la production via leurs activités oenotouristiques. Si le domaine a déjà participé à Vinisud lorsqu’il était encore dirigé par leurs parents, les frères Laurens ont décidé d’exposer cette année, convaincus par le tarif attractif de l’espace La nouvelle vague. « Nous sommes trop petits pour suivre l’annualisation » reconnaissent-ils. Dans leurs valises, ils présentent deux nouveautés. Producteurs d’eaux-de-vie de fruit, ils élargissent leur gamme de spiritueux avec un gin de vigne. Baptisé Eiriç (hérisson en occitan), il s’agit d’un gin issu d’alcool de raisin aromatisé aux plantes des vignes (églantines, genièvre, verveine, thym…). Babaronha (la bête noire) est une vodka, toujours à base d'alcool de raisin, exclusivement du fer servadou.

 

13h32, le 30/01

Gérard Bertrand : « c’est une année qui devrait bien se dérouler »

A la question, comment il aborde l’année qui arrive, Gérard Bertrand se montre confiant. « Nous avons une petite quantité, une belle qualité. Cela promet d’être une année intéressante pour le marché français et l’export et le développement de la premiumisation » lance-t-il, tout en nuançant ce pronostic en soulignant « s’il n’y a pas de problème géopolitique ». Le risque de change pèse de tout son poids, notamment sur le marché britannique où le Brexit floute l’avenir. Mais, pour l’instant, les vins de Gérard Bertrand semblent épargnés par la baisse de la livre. « Si le marché britannique s’oriente à la baisse, nous n’aurons pas une baisse des ventes, étant positionnés sur le segment premium », tout en souhaitant que « la livre se stabilise » pour établir un nouvel équilibre de marché.

 

13h11, le 30/01

Naturae arbore le logo vegan

 

La gamme bio taillée pour la grande distribution de Gérard Bertrand appose le logo Vegan. Désormais donc, toutes les colles utilisées sont d’origine végétale. La démarche répond à une tendance de fond perçue par Gérard Bertrand sur les marchés d’Amériques du Nord britannique mais aussi français. Dans ces pays, les consommateurs sont de plus en plus préoccupés par ce qu’ils consomment et la tendance vegan prend de l’ampleur.

 

13h10, le 30/01

Les exportations de vins méditerranéens portées par les effervescents et les rosés

Jean-Philippe Perrouty, directeur France de Wine Intelligence, a présenté la première vague de résultats de l’Observatoire économique des marchés internationaux de vins méditerranéens mis en place en collaboration avec Vinisud. Deux grandes tendances en ressortent ainsi que deux marchés porteurs. Les vins rosés sont des moteurs de croissance, notamment aux USA où les AOP Provence ont vu leurs ventes multipliées par 4/5 en 10 ans. Viennent ensuite les bulles, en hausse de 75% entre 2013 et 2015 au Royaume-Uni qui importe désormais 1 Mhl d’effervescents méditerranéens. « Des marchés matures comme le Royaume-Uni et la Belgique ont été complètement relancés grâce aux bulles », a noté l’analyste. 

15h52, le 29/01

Rencontrez Colette, Blanche, Jacques et Lucien de la Belle Epoque

 

 

L’activité de négoce du Château de Saint-Martin (250 000 cols), la Belle Epoque, fait grandir sa gamme centrée autour de personnalités. Colette, un rosé de Provence lancé il y a trois ans, est rejointe par Blanche (AOC Cassis), Jacques (AOP du Languedoc) et Lucien (côte du rhône). Pour des PVC variant entre 10 et 14,5 euros, cette gamme veut « jouer sur des codes vintage en personnifiant le style du vin à travers les personnages » explique Adrien Scotto, responsable commercial. La Belle Epoque prévoit de sortir prochainement une gamme en IGP bio, sur le même principe de personnification. Mais cette fois-ci autour des animaux.

 

15h52, le 29/01

#WomenDoWine : les sœurs Courselle, vigneronnes avant tout

 

 

« Nous aimons Bordeaux ! Et quand on entend qu’à Bordeaux, il n’y a que des châteaux et pas de vignerons, c’est un peu blessant » lance Sylvie Courselle. Avec sa sœur, Marie, elles dévoilent sur Vinisud une nouvelle stratégie qui vise avant tout à fédérer les cavistes, en mettant en avant ce qu’elles sont : deux vigneronnes amoureuses de leur vignoble et épicuriennes. « Le petit Courselle » (en rouge et en blanc), positionné autour de 7,5/8 euros. La marque veut créer une communauté avec un blog dédié au travail de la vigne mais aussi à l’enfance. « Les deux sœurs » (toujours en deux couleurs) entre 11 et 12 euros et « Le bien élevé » (toujours en deux couleurs), positionné entre 14 et 15 euros, complètent la gamme qui vise la fraîcheur, la souplesse et… la surprise. En effet, Le petit Courselle et Le bien élevé sont tous deux présentés en vin de France car ils contiennent… de la syrah et du chardonnay, deux cépages plantés en 2005. Les deux sœurs posent une réponse marketing pleine d’intelligence au Bordeaux baching, tout en continuant à affirmer et conforter Château Thieulé, réussite de leur père, qui performe toujours avec 400 000 cols annuels en moyenne.

 

 

15h31, le 29/01

Le renouveau de Saint Mont selon Plaimont

 

Plaimont Producteurs présente une nouvelle gamme de vins visant à promouvoir l’appellation Saint-Mont. « Nous avions besoin de travailler l’image de cette AOP qui souffre d’un déficit d’image » constate Marc Vachet, responsable exports et grands comptes en grande distribution. Cette ambition se traduit notamment par la sortie d’une marque « Saint Mont témoignage » positionnée à environ 5 euros en rouge et déclinée également en blanc. « Ces cuvées répondent à un style de plaisir immédiat, avec une recherche de gourmandise » précise Jean Malric, directeur commercial France. La gamme est complétée par une cuvée vieille vigne, vinifiée à partir de vignobles centenaires de tannat, d’une cuvée blanche « Le passé authentique » (positionnée à 8 euros et lancée pour l’été prochain) et d’une référence bio. Cette dernière sera disponible à un PVC de 9 à 10 euros pour un commercialisable d’environ 20 000 bouteilles/an.

Les rosés Saint Mont sont positionnés dans un univers marketing tout autre. « Souvent, pour les cuvées déclinées en trois couleurs, nous nous apercevons qu’une couleur est délaissée » constate Marc Vachet. C’est donc pour éviter cet écueil que les rosés adoptent une étiquette aux accents de marins. Un air de campagne (pour la grande distribution) et Océanide (pour le CHR) vont même à délaisser Saint Mont pour s’ancrer résolument dans le paysage décomplexé des rosés.

Plaimont présente également Moonseng. Une cuvée lancée en 2014 qui connaît un bon accueil. En rupture de stock depuis novembre, 40 000 bouteilles seront disponibles dès avril prochain. La cuvée s’inscrit dans la droite ligne de la stratégie Plaimont pour ces vins : une recherche de légèreté et de fraîcheur en rouge, comme un écho aux blancs de Gascogne qui ont fait son succès.

 

13h11, le 29/01

Un grand salon à Paris, la petite idée qui monte, qui monte

Lors de sa balade dans les allées de Vinisud, la délégation officielle s’est arrêtée sur le stand de la Maison Chapoutier. Alors que Michel Chapoutier, fervent supporter de l’annualisation de Vinisud, expliquait l’avantage d’être présent sur Vinisud plutôt que sur d’autres salons internationaux, Jérôme Despey, président du Conseil spécialisé des vins de FranceAgriMer a lancé : « Il faudrait sans doute étudier l’idée d’un grand salon à Pairs avec toutes les régions viticoles représentées ». L’idée a été reprise par Michel Chapoutier : « il y a une vraie place pour un salon Parisien. Peut-être que les années impaires devraient être dédiées à Paris et celles impaires à Montpellier ».

Michel Chapoutier a par ailleurs salué la création de l’espace « La nouvelle vague » qui permet à 41 jeunes entreprises d’exposer à un tarif de 500 euros. En accord avec son enthousiasme légendaire, Michel Chapoutier a suggéré à Jean-Louis Cazaubon, vice-président de la région Occitanie, que l’accompagnement régional permette un accès gratuit à ces jeunes vignerons. Et d’espérer que cet espace grandisse. « Il faudrait 250 jeunes entreprises ! » s’est emballé celui, dont le stand fait justement face à cette Nouvelle vague.

 

13h11, le 29/01

L’"audace" de Vinisud soulignée par Fabrice Rieu

 

Lors du discours d’inauguration de Vinisud, Fabrice Rieu, président du salon, a salué « l'audace » de cette édition annualisée qui ouvre un dimanche. Convaincu du succès de ce millésime 2017, il a rappelé avoir atteint l’objectif de 900 exposants et la venue de 400 acheteurs internationaux. Le président a aussi indiqué, confirmant l’annonce de Vitisphere, que 20 000 visiteurs devraient fouler les allées de la grande vitrine des vins méditerranéens. « Je suis convaincu que ceux qui sont présents cette année ne regretteront rien » a martelé Fabrice Rieu.

Représentant Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Jean-Louis Cazaubon, vice-président de la région, n’a pas hésité à aborder le sujet qui fâche : le départ de Millésime Bio pour Marseille. « Je voudrais dire à Philippe Guiraud, président de Millésime Bio, que la place de son salon est ici, à Montpellier. Je sais qu’il partage cette idée. Nous lui tendons la main pour pouvoir trouver une solution ». La fin de la brouille serait-elle à l’horizon ?

 

10h46, le 29/01

Estandon affirme son nom à travers une gamme renouvelée

 

Alors que la marque fête son soixante-dixième anniversaire, Estandon Vignerons dévoile pour la première fois sa gamme Estandon complètement relookée. « Estandon » signe cinq cuvées pour la marque CHR et six pour la gamme grande-distribution (cinq cuvées sont identiques, déclinées sous des noms différents selon le circuit de distribution). Entrée en 2005 sous giron coopératif, la marque réalise des performances remarquables. Avec un chiffre d’affaires de 6,5 millions d’euros en 2012, elle atteint les 15 millions d’euros en 2016. L’objectif est de passer à 20 millions d’euros, soit la moitié du chiffre d’affaires de la société Estandon Vignerons en 2016.

Autant dire que le remodelage de la gamme est un véritable enjeu et mobilise les efforts internes, comme le souligne Philippe Brel, directeur général. En CHR, la gamme accueille deux nouvelles références : Estandon reflet, un AOC Coteaux Varois, positionné entre 8 et 10 euros le col. Cette cuvée est reconnaissable à sa piqûre pyramidale, exclusivité réalisée par SaverGlass. Elle reprend des étiquettes au toucher poudré de l’imprimeur Inessens. Seconde nouveauté CHR, Zénith est une AOC Côtes de Provence, positionnée 12 euros/col. La cuvée bénéficie d’un suivi cultural poussé pour un rosé riche en thiols qui recherche une certaine longueur en bouche. Environ 25 000 cols sont disponibles. Son étiquette, également poudrée, est rose, couleur rarement utilisée pour un rosé.

La gamme GD reprend ces nouveautés et se dote d’une cuvée bio, « Le temps des vignes », positionnée à 8/10 euros/col. Les vins sont vinifiés par la Cave de Correns dans le Var. « C’est une cuvée premium » insiste Philippe Brel. Un effort pour un packaging écoresponsable est réalisé, notamment avec une capsule polymère d’origine végétale, un bouchon en liège de Provence (utilisé sur toutes les cuvées d’Estandon) et du papier issu des forêts gérées durablement. 13 000 bouteilles sont disponibles pour ce lancement.

 

Gamme Estandon : Cinq cuvées identiques avec des marques adaptées à la distribution

CHR

Grande distribution

Estandon Insolence, IGP Méditerranée

Estandon Farniente, IGP Méditerranée

Estandon Héritage, Côtes de Provence

Estandon, AOC Côtes de Provence

Estandon Reflet, AOC Coteaux Varois en Provence

Estandon Lumière, AOC Coteaux Varois en Provence

Estandon Zénith, AOC Côtes de Provence

Estandon Solstice, AOC Côtes de Provence

Estandon Légende AOC Cotes de Provence

Légence, AOC Côteaux Varois en Provence

 

Estandon Le temps des vignes, AOC Côtes de Provence

 

06h00, le 29/01

Vinisud accueille 922 exposants

« Le ratio entre le nombre d’exposants et le nombre de visiteurs sera bon » s'est félicité Ahmad Monhem, directeur de Vinisud, le 25 janvier sur Vitisphere. 922 exposants sont présents ce 29 janvier (dont 160 exposants étrangers) pour « 20 000 visiteurs » pronostique Ahmad Monhem, expliquant que le nombre de visiteurs préenregistrés est en avance par rapport à l’édition précédente. Si exposants et visiteurs seront donc moins nombreux que l’an passé, leur nombre est dans la droite ligne des objectifs que s’était fixé Vinisud. « Nous tablions sur une fourchette de 900 à 1 000 exposants et 20 000 visiteurs »a-t-il précisé.
 

 

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