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Lutte contre les tordeuses
Isidore mise plus que jamais sur la confusion sexuelle

Le négoce familial d'agrofournitures Isidore a profité du salon Vinitech pour faire un point sur la confusion sexuelle. Le groupe a ainsi suivi 4 700 hectares confusés cette année. Il mise plus que jamais sur cette technique.
Par Christelle Stef Le 07 décembre 2016
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Isidore mise plus que jamais sur la confusion sexuelle
Laurence Frouin, responsable de la direction marketing et communication chez Isidore - crédit photo : Christelle Stef
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a confusion sexuelle est une technique que le groupe Isidore promeut depuis longtemps pour lutter contre les vers de la grappe : eudémis et cochylis. « En France, 41 000 ha, soit 5 % du vignoble national sont couverts par cette méthode. Chez Isidore, nous avons suivi, en 2016,  4 700 ha sous confusion, soit 10 % de la surface nationale que nous conseillons », a expliqué Laurence Frouin, de la direction marketing et communication du groupe, ce 30 novembre à Bordeaux à l’occasion du salon Vinitech. Le négoce familial d’agrofournitures a ainsi expliqué à une centaine de personnes tout l’intérêt de la technique et est revenu sur son efficacité lors de la campagne écoulée face à une très forte pression de l’eudémis.

AOC, un service dédié

Pour accompagner les viticulteurs à la mise en place de la confusion sexuelle, Isidore a mis en place le service AOC (Accompagnement Optimal pour la confusion). En 2016, une vingtaine de personnes y sont participé. « 13 observateurs de terrain, dont 3 dédiés au service AOC, ont fait des notations chaque semaine dans un réseau de 170 parcelles de référence. Pour compléter leurs observations, nous avons mis en place un réseau de 600 pièges (alimentaires et sexuels) pour suivre les vols et la dynamique des populations » a détaillé, Morgane Jourjon, la responsable du service AOC.

La confusion mise à l'épreuve en 2016

« En troisième génération, la pression de l’eudémis a été critique et explosive de semaine en semaine avec un enchaînement et un chevauchement des stades larvaires. 70 à 100 % des parcelles couvertes par la confusion sexuelle ont été touchées », a rapporté la technicienne. Toutefois, les observations d’Isidore réalisées dans des parcelles confusées et d’autres non confusées dans une même zone, montrent que la confusion sexuelle a permis de réduire nettement le nombre d’insecticides.

« Il y a eu une telle pression cette année que sur certains sites que la confusion a été mise à l’épreuve. Néanmoins, elle a gardé une bonne efficacité », a insisté Tristan des Ordons, des Etablissements Touzan, l’une des filiales du groupe Isidore.

L'arrivée du Puffer

Pour 2017, Morgane Jourjon appelle à la vigilance. « Il y a un fort potentiel qu’il va falloir suivre », prévient-elle. Grande nouveauté pour la campagne à venir, Isidore va proposer le Puffer, un nouveau type de diffuseur commercialisé par De Sangosse et qui vient d’être homologué pour lutter contre l’eudémis. Vitisphere vous le présentera en détail prochainement. « C’est une technique qui pourrait prendre de l’importance dans les années à venir et nous voulons l’accompagner dès le départ », a conclu Isidore.

Un négoce familial

Isidore est un groupe familial qui s'est d'abord développé dans les Charentes, puis en Gironde et en Dordogne. Depuis le premier avril, il est également implanté dans la région de Sancerre. Il comprend 27 sites et 150 salariés. Son chiffre d'affaire est de 83 millions d'euros, dont 70 % est issu de l'activité vigne. Il suit aujourd'hui 50 000 ha de vignes.

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