LE FIL

 Je reprends ma lecture 
{{str_intro_2}}
{{str_intro_3}}
{{message_alert}}
 {{bt_suivant}} 

 Je réponds 

CIVB

Bordeaux vise la sortie de l'usage des phytos

Mardi 26 avril 2016 par Colette Goinère

De gauche à droite : Laurent Gapenne, président de la fédération des  grands vins de Bordeaux, Bernard Farges président du CIVB, Pierre Dartout, préfet  de Gironde, et Lionel Chol, président de la fédération  des négociants de Bordeaux  et de Libourne
De gauche à droite : Laurent Gapenne, président de la fédération des grands vins de Bordeaux, Bernard Farges président du CIVB, Pierre Dartout, préfet de Gironde, et Lionel Chol, président de la fédération des négociants de Bordeaux et de Libourne - crédit photo : Colette Goinière
Intervenant lors de l'assemblée générale du Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux, Bernard Farges, le président, n'a pas mâché ses mots. Entre défense des actions environnementales déjà menées par la filière et attaques contre l'industrie pharmaceutique, le discours se durcit.

La  très belle qualité qui se profile pour  le millésime 2015, l’inauguration de la Cité du Vin qui approche à grand pas :  pas de quoi inspirer Bernard Farges, le président du  Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), qui avoue préférer mettre l’accent dans son discours d’assemblée générale, ce 25 avril,  sur les sujets qui fâchent, à savoir, les pesticides et le Bordeaux bashing. Deux sujets «  pas forcément réjouissants ».

Un effort déjà engagé

Les pesticides ?  L’approche n’est pas nouvelle. Selon le président du CIVB, le travail pour réduire  l’usage des pesticides  est « ancien «  dans la filière. Pour preuve, il rappelle les outils d’aide à la décision mis en place, la forte croissance  des certifications environnementales. Seulement voilà  « certains d’entre nous se comportent mal en traitant avec inconscience près d’une école en 2014 ou se préoccupent peu du voisinage ». Du coup, patatras, tous les efforts sont mis à mal. Qu’à cela ne tienne, Bernard Farges le répète : «  oui, la filière des vins de Bordeaux a pour objectif la diminution forte voire même la sortie de l’usage des pesticides ».  Et d’en appeler à «  une urbanisation  qui doit être pensé différemment », à « des matériels qui devront évoluer ».

"Otage du cynisme"

Mais surtout le président du CIVB n’entend pas être seul sur ce dossier : «  que  chacun prenne ses responsabilités » clame t-il.  « Des demandes sont portées par la filière depuis des mois sans réponses concrètes à ce stade ».  Ainsi les expériences menées sur les cépages résistants devraient  permettre de réduire  l’usage des pesticides. Le hic ? «  Nous attendons l’inscription simple de cépages résistants  déjà inscrits au catalogue en Allemagne ou en Italie sur le catalogue français. La procédure administrative française pour y parvenir  consiste à dire que nos amis allemands et italiens sont de dangereux individus  et qu’il faut refaire toute l’expérimentation en France pendant des années. C’est inacceptable » gronde Bernard Farges. Il pointe également un doigt accusateur en direction des firmes phytosanitaires qui  « se permettent de préconiser le port d’EPI au-delà du délai de réentrée  sur les parcelles et sans limite. Autrement dit nous devons tous être équipés tout l’été pour travailler dans les vignes ».  Au final, le CIVB se dit " otage du cynisme " des firmes phytosanitaires.   

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
VOS RÉACTIONS
AJPERLAIGUE Le 27 avril 2016 à 18:23:09
A-t-on mis en évidence pourquoi les cépages résistants ont-ils fait l'objet semble-t-il de recherches importantes sur la durée à l'étranger et non en France ? Existe-t-il des documents sur ces orientations et blocages, sur les acteurs concernés, car la question des excès et des conséquences de l'usage des produits phytosanitaires, sans viser forcément à les exclure totalement, n'est pas récente. Cordialement
Alain Vidal Le 26 avril 2016 à 22:32:12
Bonjour, Très bien l'intervention du pdt Farges, bon sens et responsabilité. Mais qui bloque l'inscription des nouvelles variétés résistantes au catalogue des cépages ? L'info peut-elle être diffusée dans la presse svp ? Une pétition peut-elle être lancée contre ces organismes, certainement l'INAO, mais qui à l'INAO ? Cdt Alain Vidal
Vincent Lieubeau Le 26 avril 2016 à 20:50:59
"voire même la sortie de l’usage des pesticides"... Le cap donné va évidemment dans le bon sens mais de là à se passer totalement des pesticides (naturels en bio ou de synthèse en conventionnel), je ne crois pas que ce soit très réaliste ni très transparent en terme de communication vis à vis des professionnels ou des consommateurs. Ca entretient la notion de viticulteur pollueur en donnant l'illusion qu'une alternative sans aucun pesticide (naturel ou de synthèse) est possible. L'usage des cépages résistant semble par contre être une vraie voie d'avenir pour une viticulture plus propre mais nous donnera t'on les moyens de concilier leur utilisation avec la démarche d'AOP ?
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé