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Bordeaux 2015
Primeurs prometteurs pour les sites de vente de vins en ligne

N'attendant plus que les premières annonces de prix pour inonder d'offres des dizaines vde milliers d'adresse mails, les acteurs du e-commerce sont sur les starting-blocks.
Par Alexandre Abellan Le 18 avril 2016
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Primeurs prometteurs pour les sites de vente de vins en ligne
Déjà en ligne, les plate-formes primeurs des sites de e-commerce sont résolument sur les starting-blocks.
L

a semaine des primeurs passée, et les premières notes tombées, la réputation du millésime 2015 à Bordeaux n’est plus à faire. Ne reste plus qu’à le vendre en primeur, ce qui ne devrait pas être un challenge insurmontable en ligne. « On s’attend à une très belle campagne. A une campagne magnifique ! » s’exclame Bernard Le Marois, le PDG du site WineAndCo (pour qui les primeurs représentent un tiers du chiffre d’affaires, en moyenne).

Si le prix est bon, la campagne fonctionnera

« Avec 2015, nous avons la chance d’avoir un millésime bien né. C’est une très belle campagne qui s’annonce, si les prix sont raisonnables » confirme, tout en nuances Fabrice Bernard, le nouveau dirigeant du site Millésima (pour qui les primeurs peuvent représenter plus de la moitié du chiffre d’affaires*). Pour le négociant bordelais hyper-connecté, cette campagne en primeurs est l’occasion de redonner de l’intérêt au système, qui souffre depuis le millésime 2010 d’un décalage entre l’offre et la demande.

« La seule chose qui fera que la campagne se passe bien, c’est que les propriétés trouvent un juste prix pour redonner la plus-value à tout le monde. Et si ça fonctionne, ça marchera dans tous les pays, quelque soit l’effet de change » tranche Fabrice Bernard. Estimant être le premier acteur de la vente de primeurs en ligne, Millésima vend 60 % de ses primeurs à l’export (Allemagne, Suisse…), ce qui laisse quand même 40 % des ventes sur le marché domestique, plus réceptif aux primeurs que l’on pourrait le croire.

De l’habitude à l’achat évènement

« Nous ne travaillons qu’en France, et nous pouvons témoigner que la clientèle y est très différente » précise Edouard de Chauvigny, le responsable de l’opération primeurs sur le site ChateauPrimeur, seul site BtoC intégralement dédié aux primeurs de Bordeaux (et ne fonctionnant donc que pour les achats en primeurs et leur livraison). Egalement directeur marketing et communication du négociant Duclot (auquel appartient ChateauPrimeur), il distingue « les acheteurs habitués du système en primeurs (dont les parents achetaient déjà ainsi), de ceux qui commencent à se construire une cave (et demandent ) et de ceux pour qui le millésime marque d’abord un évènement (anniversaire, naissance, mariage…). »

Chaque millésime a sa clientèle

« Il y a une appétence pour l’achat en primeur » confirme Bernard Le Marois, qui atteste de croissances de 30 à 40 % de ses ventes « de pic à pic » (autrement dit, sur les seuls millésimes porteurs, en retirant ceux plus difficiles). Loin des habitudes de la place bordelaise, le premier site français de vente de vins en ligne voit moins un enjeu dans les prix que dans l’offre aux consommateurs. « Chaque millésime a sa clientèle, certains ne cherchent que les grands millésimes, d’autres attendent ceux moins côtés, générant de bonnes affaires » estime Bernard Le Marois. « Ce qui importe aux clients, c’est d’avoir un choix large ». Son site annonce ainsi 500 vins en primeurs (80 % de Bordeaux, mais également de Bourgogne, Languedoc-Rousillon, Vallée du Rhône…), pour des prix allant habituellement de 10 à 500 euros le col.

* : de loin le plus transparent sur la question, Millésima explique que son chiffre d’affaires primeurs était de 7 millions d’euros pour le millésime 2014. Sachant qu’il est on ne peut plus variable selon l’effet millésime : du pic à 16 millions € avec le 2009 à la chute à 2,5 millions € pour le 2013.

L’après 1855.com
Saga de longue haleine, la poursuite judiciaires des ventes à découvert du site 1855.com n’a pas affecté l’image de la vente en ligne de primeurs selon ses acteurs. S’ils auraient préféré que le site soit mis hors d’état de nuire plus tôt, ils y voient finalement un mal pour un bien. L’attention médiatique sur ce sujet aura poussé les acheteurs en primeurs à faire la part entre les sites fiables; et les autres. Pour rassurer leurs acheteurs, les sites affichent désormais des preuves de leurs sérieux. Comme la certification par un commissaire aux comptes de tous les achats en primeurs de WineAndCo (qui achète 95 % de ses vins en direct à la propriété, quand cette part est de 100 % pour Chateauprimeur et Millésima).
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