LE FIL

Retouche de printemps

La Revue du Vin de France se renouvelle pour son n°600

Lundi 28 mars 2016 par Alexandre Abellan

Pour ce lundi de Pâques, ne cherchez pas d’oeufs en chocolat, mais les 7 différences entre les numéros 599 et 600 de la RVF.
Pour ce lundi de Pâques, ne cherchez pas d’oeufs en chocolat, mais les 7 différences entre les numéros 599 et 600 de la RVF. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
Nouvelle formule pour le plus ancien des magasines dédié aux vins, qui gagne 1,2 centimètre de long et de large, et 40 centimes d’euros.

A 89 ans, l'institution qu'est la Revue du Vin de France revoit sa formule à l’occasion de son six-centième numéro. Avis aux habitués, désormais le cahier central de dégustation clôt le numéro, les « grapillés du mois » ont remplacé les « thermobrèves », la mise en pages s’aère grâce à l’agrandissement du format, la rédaction gagne en visibilité avec ses « derniers achats » et un débat autour d’une bouteille (« question de goût », inauguré par le Mas de Daumas Gassac)…

Mais si la couverture annonce fièrement la « nouvelle formule », elle reste bien sage, avec un look traditionnel. « Elle est classique, antique même avec cette colonne romaine » s’amuse Denis Saverot, le directeur de la rédaction de la RVF (groupe Marie Claire). « Nous avons beaucoup travaillé à l’intérieur (un titre spécialisé a toujours tendance à compacter d’avantage ses textes), mais le débat sur la couverture est régulier. Comme un magazine d’automobile met toujours une voiture en une, il est difficile pour la RVF de mettre autre chose en avant que des bouteilles (sauf pour  les hors-séries oenotourisme). »

Animer les débats

Si la formule change au profit du confort de lecture, le positionnement reste en effet le même pour la RVF : « la défense des intérêts des consommateurs et la mise en avant des vins de qualité » résume Denis Saverot. Focalisée sur l’expertise et la prescription, sa ligne éditoriale se modernise cependant, avec le souhait visible d’animer les débats entre oenophiles. « La Revue a longtemps été une sorte de cénacle, où des experts diffusent la bonne parole. Du haut vers le bas. Aujourd’hui, les lecteurs ont d’avantage envie de débattre, nous y répondons en développant des points de vue différents sur une même bouteille » précise le directeur de rédaction.

"A 6,90 €, la RVF ne s’adresse pas à un large public"

Contrairement à d’autres supports plus axés sur l’art de vivre ou la gastronomie, la RVF assume un positionnement élitiste. « Je ne crois pas qu’il y ait un marché grand public pour les vins. Ou alors en diversifiant ses activités (concours, salons…). Il faut arrêter de croire que le monde du vin est simple d’accès. C’est un univers qui réclame une initiation, ce qui demande du temps, de la passion et de la pratique » estime Denis Saverot, pour qui la RVF essaie chaque mois de restituer la complexité du vin, en direct du vignoble.

D’après les données du groupe Marie Claire, les amateurs représentent 60 % du lectorat de la RVF, quand les professionnels pèsent pour 40 %. Le magazine revendique 45 à 50 000 achats payés par mois, dont 20 000 d’abonnés. Pas qu’en France d’ailleurs, la Belgique étant la deuxième région d’expédition de la RVF, derrière l’Île-de-France (la RVF organise justement des salons de dégustation et de vente à Paris et Bruxelles).
 

Tags : Presse du vin

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