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Cava, Limoux et Prosecco
Le développement des effervescents porté par l'export

A l'occasion du salon Vinisud et en amont de Bulles Expo, tour d'horizon de trois success-stories aussi effervescentes que méridionales.
Par Alexandre Abellan Le 16 février 2016
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Le développement des effervescents porté par l'export
Animée par Anne Schoenderfer, cette conférence réunissait Benoît Becher, Marlene Tisseire, Roso Gabarello, Anne Maglioli et Michel Remondat. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
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 En dix ans, la consommation mondiale de vins effervescents a augmenté de 30 % » rappelle Benoît Becher (Agrex Consulting), posant dès le préambule de la conférence Vinisud dédiée aux bulles de Méditerranée le cadre d’un marché en plein boom. Mais si les pays traditionnellement producteurs sont également les premiers consommateurs (Espagne, France et Italie), les voies de développement des vins effervescents se trouvent à l’export, comme pour les vins tranquilles.

Hors-champagnes, Limoux est le premier effervescent du marché américain

« La croissance annuelle se fait essentiellement à l’export » confirme Marlene Tisseire, la présidente du syndicat d’AOC de Limoux (à 80 % des effervescents : blanquettes et crémants). En terme de chiffre d’affaires, les 15,5 millions d’euros réalisés à l’export en 2014 représentent une croissance de 19 % par rapport à 2013, et de 64 % par rapport à 2010. « Hors champagnes, Limoux est le premier effervescent des Etats-Unis et du Canada* » se flatte Marlene Tisseire.

En 2014, les 10,2 millions de cols de Limoux effervescents exportés se sont répartis quasi-équitablement entre les marchés domestiques et export. Alors que pour les cavas, l’export est de loin la première destination, avec 63 % des 242 millions de cols expédiés en 2014. « Notre premier marché export est l’Allemagne, avec 30,5 millions de cols pour 80 millions d’habitants, suivi par la Belgique, avec 30,4 millions de cols pour 8 millions d’habitants » souligne malicieusement Roso Gabarello (cavas Torelló), ajoutant que « le concept de cava fait partie de la culture belge ».

Une consommation moins saisonnière, souvent festive

Et sa consommation s’inscrit dans les fêtes, de celles du Penedès à celles anglaises, américaines et japonaises (respectivement 28,8 ; 18,2 et 7,6 millions de cols en 2014). « La consommation de vins devient moins saisonnière, mais reste souvent festive » note Benoît Becher. Ses ventes sont également très dépendantes des effets de mode, comme peuvent en attester les effervescents italiens.

« Les Lambruscos étaient à la mode dans les années 1980-1990, puis les Astis dans les années 2000-2010, maintenant c’est le tour des Proseccos (tirés par les Etats-Unis et le Royaume-Uni) » résume la journaliste Anne Maglioli (Eno One). Les productions s’adaptent en fonction, et actuellement ce sont 303 millions de cols de Proseccos qui sont produits en Italie (plus 78,5 de Prosecco Conegliano Valdobbiadene), 94,5 millions de cols d’Asti et Moscato d’Asti, et 90 millions de cols de Lambrusco.

Un potentiel à canaliser

Organisée par Vitisphere, cette conférence se place en amont du salon Bulles Expo (20-21 juin prochains à Paris). « Le marché est en train de se construire, on a intérêt à participer à son articulation. C’est l’objectif de ce salon thématique, axé sur le business et la notoriété » annonce Michel Remondat, le fondateur de Vitisphere à l’origine du concept de Bulles Expo.

* : Avec 1,2 million de cols commercialisés aux Etats-Unis en 2014 (+12 % par rapport à 2013) et 337 000 cols au Canada (+8 %).

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