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Sival

Un salon très techno

Vendredi 15 janvier 2016 par Bertrand Collard

Un salon très techno
Au salon d’Angers, on a découvert de nouveaux outils très technologiques comme une caméra pour surveiller l’émergence de la cicadelle de la flavescence dorée, une plate-forme internet de prévision des maladies et d’indication de la période idéale pour traiter et une station météo conçue pour être utilisée en réseau, à plusieurs.

Une caméra qui détecte les insectes

Comme son nom le laisse entendre, la Beecam est une caméra destinée à l'observation des abeilles et des insectes. Elle sert déjà à estimer l'activité d'une ruche par le comptage du nombre d'abeilles qui y entrent et en sortent. En même temps, elle signale l'intrusion de frelons ou d'autres ravageurs. En viticulture, « notre outil peut signaler l'émergence des larves de cicadelles de la flavescence dorée, affirme Thierry Corbière, directeur commercial d’Advansee. Notre caméra est dotée d'un logiciel d'analyse d'image. Lorsqu'elle repère une cicadelle, elle envoie une alerte ». L’application n'est pas encore opérationnelle. Mais les premiers essais débuteront cette année affirme Thierry Corbière.

 

Prévoir les risques climatiques

L’OAD+ de Newfarm-Agriconsult, quant à lui, surveille les maladies. Il s’agit d’une plateforme web qui récupère les données météo de stations climatiques automatiques pour alimenter des modèles de prévision des risques. Pour 350 euros par an, on dispose du modèle Rimpro de prévision du mildiou et du black-rot, d'une prévision météo « haute définition remise à jour toutes les heures » et du modèle EcoT qui indique, heure par heure, l'efficacité que l’on peut attendre d'un traitement en fonction de la météo prévue et du produit utilisé.
Newfarm-Agriconsult propose également une alerte gel pour 150 euros par an. L’originalité repose sur un logiciel de prévision de la chute de la température durant la nuit. "L’utilisateur sait s'il doit se réveiller à 2 heures ou à 5 heures du matin", indique Eric Stöcklin, fondateur de Newfarm-Agriconsult.
L’OAD+ fonctionne, de base, avec les stations météo Pessl, mais peut recevoir les relevés d’autres marques. Il peut également intégrer le modèle Positif de prévision des risques mildiou et oïdium. « Nous faisons communiquer différents outils entre eux », assure Eric Stöcklin. Newfarm-Agriconsult commercialisera son service par un réseau qui reste à construire.

 

La météo participative


Isagri se lance dans les stations météo automatiques. Le leader de l’informatique agricole a présenté Météus au Sival. Comme il se doit, les relevés de température, de pluviométrie, de vitesse du vent etc. sont accessibles depuis un smartphone ou une tablette. Mais la principale nouveauté réside dans le fait que le propriétaire d’une station peut donner accès à ses relevés à qui il veut, grâce à un mot de passe. Des voisins de vignes peuvent ainsi s’échanger des informations.

Le mobile gère la régulation des températures


Chez Cesbron, le téléphone et la tablette deviennent des sortes de télécommandes. Cette entreprise a développé une application pour superviser la régulation de la température dans les cuves depuis un smartphone ou une tablette tactile. On peut surveiller la courbe des températures de fermentation, corriger une température de consigne où que l'on se trouve, pourvu qu'on ait du réseau. On peut recevoir des alarmes sur son portable lorsque les consignes sont dépassées ou qu’une vanne se met en défaut. C’est le système E-Expévini qui s’installe sur une régulation existante. A partir de 7000 euros pour dix cuves.


Kit pour des vins sans soufre

LVVD, distributeur de produits œnologiques, entre autres, a présenté un kit pour produire des vins sans soufre à grande échelle et sans défauts oxydatifs ni déviations. L'appareil s'installe sur une machine à vendanger et pulvérise un levain sur la vendange au moment où elle tombe dans la trémie. L'activité respiratoire de ces microorganismes préserve la vendange de l'oxydation et, en se multipliant, ils occupent le terrain pour empêcher d’autre levures ou bactéries de s’implanter. On peut ainsi de passer de SO2 jusqu’à la mise en bouteilles. Mais LVVD entoure son affaire de beaucoup de mystère. Le distributeur refuse d’indiquer quel microorganisme il applique sur la vendange. Il refuse également de donner un coût de traitement à l’hectolitre, tant que son brevet n’est pas définitivement enregistré. Toujours est-il que cet ensemencement précoce ne dispense pas de levurer la vendange par la suite, avec une S. cerevisiae.


 

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