riceWaterhouseCoopers a présenté le 17 juin à Vinexpo une conférence consacrée aux apports du digital à la filière vin, de la production à la commercialisation. « Le digital change l’ensemble de la chaîne de valeur, il est essentiel d’en saisir les enjeux, qui sont aussi ceux de la désintermédiation, et de voir comment l’environnement réglementaire s’adapte à la transformation », explique Loïc Mesnage (associé PwC Toulouse, spécialiste des opportunités du digital), avec Arnaud Agostini, associé PwC Bordeaux et Olivier Salesse, directeur de PwC Neuilly.
« 10 % des échanges mondiaux de vin (en valeur) se font via Internet, et progressent à un rythme prévu de 20 % par an sur les cinq prochaines années », rappelle Olivier Salesse, « Internet est rentré dans l’ADN de la filière. En revanche, son importance et ses enjeux sont encore immensément sous-estimés ! »
« La désintermédiation bouscule les modèles connus, voyez l’exemple d’Uber », rappelle Loïc Mesnage, les producteurs doivent vraiment se demander « est-ce que moi aussi je veux me faire uberiser ? »
Economies de coût à la production par l’usage de drones et de matériel permettant l’agriculture de précision, desintermédiation de la distribution, passage de l’achat de biens à l’achat d’usage de biens et nouveaux modes de collaborations en ligne qui permettent l’échange d’information entre spécialistes de matières différentes… les opportunités du digital sont difficiles à percevoir tant elles bousculent nos schémas connus.
En matière de commercialisation, l’importance d’Internet dans la décision d’achat va croissante et est essentielle, à moyen terme, pour communiquer avec de nouveaux consommateurs. C’est le cas par tranche d’âge auprès du public français et c’est encore plus vrai dans les pays émergents, où la consultation des réseaux sociaux précède l’acte d’achat à 90 % en Chine, 77 % en Inde et au Brésil, 72 % au Japon et 70 % à Hong Kong. « En 2050, aucun pays d’Europe Occidental ne figurera dans le top 10 des PIB mondiaux », résume Olivier Salesse.



